vendredi 3 avril 2020

Que c'est beau un Prieto

Je ne suis pas convaincu que cela puisse seulement être un truc de puristes. Après tout, un toro comme celui-là, dans toute sa splendeur, il ne devrait pas laisser indifférent le grand public.
Il peut intéresser, passionner, émouvoir, même celui qui n'a que peu idée de la tauromachie.
Que c'est beau un Prieto. J'avais titré ça il y a exactement dix ans dans la revue Semana Grande à propos de la corrida-concours de la feria de Pâques 2010 à Arles.
Une corrida dans la grisaille, et ce toro "Limpia botas", numéro 12, âgé de cinq ans et demi, 580 kg sur la balance, de l'élevage andalou de Tomás Prieto de la Cal. Et déjà aux corrales, cette belliqueuse envie d'en découdre, comme en atteste la photo de François Bruschet.
Cette corrida-concours d'avril 2010 succédait à une autre, historique, célébrée quelques mois auparavant dans la même arène, et où l'on avait pu admirer l'immense "Clavel Blanco" de María Luisa Domínguez Pérez de Vargas, l'exceptionnel "Aguardentero" de Prieto de la Cal, et le splendide "Blanquet" d'Hubert Yonnet. Quelle course ! Quels souvenirs !
Les mois défilèrent avec toujours en tête les images de cette fabuleuse corrida.
Alors, si "Limpia botas" fut différent de son congénère précédemment combattu, il dégageait lui aussi une présence incroyable et de la sauvagerie. Image marquante de sa sortie du toril sous une énorme ovation. Quatre piques, un toro difficile, âpre, avisé et dangereux. Un toro de combat, un Prieto de la Cal.

Florent

jeudi 2 avril 2020

Séville... Real Maestranza

L'arrivée du printemps donne forcément envie de s'épargner la vue de ce calendrier taurin 2020 défiguré et endolori.
Repère parmi les repères du début de saison, la feria de Séville. Au cas où tu ne serais pas au courant, quand s'enchaînent jour après jour les paseos à 18 heures 30 au son de "Plaza de la Maestranza", c'est que la temporada a commencé pour de bon !
Mystérieuse Real Maestranza de Séville, dont on ne se lasse jamais et découvre toujours quelque chose, une particularité, un détail.
Séville a une forte préférence pour les vedettes, et c'est ainsi qu'est structurée la feria. Certaines absences toutefois sont regrettables. Comme par exemple celles d'élevages régionaux. Et déjà, sans même sortir de la province de Séville, il y a du choix en la matière.
On aime cette arène, ce monument, ses coulisses. Et regarder des images d'avant permet de montrer les différentes phases de la construction de l'édifice. La Giralda en toile de fond, la forme bizarroïde de cette piste avec l'impossibilité de faire un cercle exact à cause de constructions aux alentours.
La Maestranza de Séville se démarque aussi de par son chauvinisme, ou encore de cette gigantesque porte de toril qui fait sensation lorsqu'elle s'ouvre.
Une arène où couper deux oreilles et sortir en triomphe par la porte des cuadrillas peut être une bonne performance, mais avant tout une énorme frustration, car cela signifie que la porte la plus convoitée, celle du Prince qui donne sur le Guadalquivir, est restée fermée. Il faut dorénavant trois oreilles pour sa conquête, bien que cela n'ait pas toujours été historiquement le cas.
Peu doivent être les toreros qui n'ont jamais rêvé d'une sortie en triomphe par la Porte du Prince, sous les deux mystérieux hublots.
Voir une course à Séville fait envie même hors feria, même une novillada avec des inconnus à l'affiche un dimanche où le soleil andalou cogne très fort.
Il y a aussi l'espoir de ne pas tomber pile derrière un pilier quand on a pris une place en haut, aux gradins couverts.
Et puis, il y a ces silences de la Maestranza, paraît-il moins marqués qu'en d'autres temps. Souvent, ils sont seulement percés par le bruit des clarines, reconnaissables entre mille.
Et l'arrivée des toreros par la Calle Iris. Les idoles d'autrefois, de maintenant et du futur. Forcément, avec son somptueux triomphe de l'an passé, Pablo Aguado y sera toujours plus attendu que d'autres. Avec énormément de ferveur.
Chez nous, les arènes qui un jour ont désiré se forger une réputation de "Séville française" ne sont pas rares. Forcément, cela fait envie et ne laisse jamais indifférent. Mais Séville est unique, à l'image de sa Maestranza. Et il n'y a guère de place pour de pâles copies.

Florent





dimanche 29 mars 2020

Le dimanche 29 mars, un beau jour pour mourir

À cette hauteur du début de saison 2015, et avec un tel geste, Iván Fandiño devait se dire qu'il y avait de quoi changer la donne et bouleverser la hiérarchie pour de bon.
Les jours précédant la corrida, il confiait ses intentions dans les colonnes du journal ABC. "Et si je dois mourir, je mourrai libre !".
Des paroles reprises à titre posthume deux ans plus tard par son fidèle ami et apoderado Néstor García.

Des mots qui démontrent le choix pouvant être fait par un torero face à un grand rendez-vous. Deux options, deux portes : la grande ou celle de l'infirmerie.
Certains ont parfois du mal à croire ces mots, mais ils sont bien réels.
Iván Fandiño avait de quoi réussir ce 29 mars. Les arènes de Las Ventas à guichets fermés, et les près de 24.000 billets vendus sur son seul nom. Un torero au parcours atypique, qui venait de remporter par deux fois le prestigieux trophée "Oreja de Oro" en fin de saison en 2012 et 2013, décerné par les auditeurs de Radio Nacional de España. Symbole d'une régularité dans le succès.
Et puis, il faut dire que Fandiño avait mis la barre haute dans l'arène en matière d'engagement.
On se souvient d'un mano a mano en 2011 à Madrid avec David Mora où il termina en jean's par dessus son costume vert et or qui avait bien morflé.
Et puis, la grande porte de la feria de San Isidro 2014, un grand soir, et un bouquet final avec une estocade en se jetant entre les cornes.

Alors, ce seul contre six du dimanche 29 mars 2015, s'il fonctionne, la saison peut prendre une sacrée tournure. Dans les chiqueros attendent des toros de Partido de Resina, Adolfo Martín, Cebada Gago, José Escolar Gil, Victorino Martín et Palha, rien que ça !

Au final, le résultat de cette corrida fut loin de ce dont Iván Fandiño avait rêvé. Il s'était vêtu d'un costume gris et or. Peut-être avait-il trop songé à cette corrida avant même de faire le paseo ? Et des doutes ?
L'attente, pourtant, était immense, et je me souviens d'une discussion quelques mois plus tard avec Antoine Capdeville, qui faisait partie de l'entourage et de la logistique du torero. Antoine, issu d'une famille très aficionada et qui va voir des toros depuis son plus jeune âge, disait n'avoir jamais senti une telle tension et un tel espoir avant une corrida.

Iván Fandiño avait depuis longtemps dévoilé ses intentions, en faisant part dans l'arène des sacrifices auxquels il était prêt pour triompher. Et au-delà de l'arène, on a besoin de figures comme cela, qui sortent complètement de l'ordinaire. Cette puissance dégagée a de quoi convaincre et rendre optimiste.
Cette force donnait à Iván Fandiño une image de torero invincible. Alors, on a ressenti peine, tristesse et incrédulité lorsqu'il est parti deux ans plus tard.
Mais il était sans craintes ni peurs.

Florent

vendredi 27 mars 2020

Arènes en bois des Landes

Celui qui prétend qu'il n'existe pas de tradition taurine en France, et qu'il s'agit d'une pure invention des défenseurs de la tauromachie, commet une lourde erreur. Un déni.
Sans s'éloigner, on s'aperçoit que la Gascogne est l'une des régions au monde où la densité d'arènes est la plus forte. Plein de villes et villages ont leur propre arène, et y donnent une ou plusieurs fois dans l'année des courses landaises, des corridas ou des novilladas.
Et parmi ces arènes, surtout dans les Landes, pas mal d'entre elles sont construites en bois.
Il y a encore quelques années, l'aficionado pouvait faire la trilogie des arènes en bois à la fin du mois d'août. Avec tout d'abord une novillada à Roquefort autour du 15 août, puis les novilladas sans picadors de Rion-des-Landes la semaine suivante, et enfin Saint-Perdon le dernier dimanche d'août.
Hélas, la trilogie a été rompue avec l'incendie accidentel qui a emporté les coquettes arènes André Ducournau de Saint-Perdon en juin 2009. Rectangulaires et intégralement en bois, elles étaient magnifiques, comme on le remarque sur la photo de Laurent Larroque prise en 2008, et qui plus tard avait été utilisée pour une affiche commémorative. Depuis, les organisateurs de La Muleta de Saint-Perdon poursuivent courageusement dans la même lignée, et continuent à proposer leurs novilladas, cette fois aux arènes du Plumaçon à Mont-de-Marsan. Ce déplorable incendie est la preuve de la fragilité de ces arènes, qu'il convient absolument de protéger.
Celle de Roquefort est surnommée "Monumental des Pins", avec une tradition de novilladas sérieuses, et des heures brillantes dans ce nouveau siècle grâce à l'élevage de La Quinta qui y a remporté bien des succès. À Rion, dont l'arène est en grande partie en bois, la ganadería salmantine de Valdefresno est une habituée, si bien que la grande porte des arènes porte le nom du ganadero Nicolás Fraile.
Le point commun de toutes ces belles arènes est de posséder des gradins couverts.
Et il existe d'autres endroits où l'on retrouve des arènes au coin du bois, de la gigantesque forêt des Landes de Gascogne. Comme à Brocas-les-Forges, où la superbe placita est située près d'un cours d'eau. S'il y a eu des corridas, novilladas et festivals à Brocas, il est dommage qu'il n'y ait pas de date fixe dans le calendrier.
Dans de nombreux villages, il arrive de tomber sur une tribune esseulée, parfois en bois, et où le reste de l'arène est agrémenté pour le jour de la course landaise.
Des arènes construites en bois, on en retrouve également à Bascons – village qui possède deux arènes –, à Morcenx, ou encore à Estang, dans le Gers, et quasiment limitrophe avec le département des Landes. Beaucoup d'arènes en bois, pour des raisons différentes que Saint-Perdon, ont malheureusement disparu elles aussi du panorama avec les années.
Mais, chose rassurante, il en existe toujours, et on compte bien les voir préservées dans le temps.
Un pied de nez au destin veut que la tauromachie soit souvent décriée par des partis politiques qui s'autoproclament écologistes. Pourtant, à bien y regarder, les courses qui sont célébrées dans des arènes en bois, aussi bien les corridas avec des toros de race brave, que les courses landaises avec les vaches, qui supposent à chaque fois des animaux issus d'élevages extensifs, ont un potentiel écologique non négligeable. Avec un immense respect de l'environnement.

Florent





jeudi 26 mars 2020

Zestoa

Dans la jolie liste des places de village qui deviennent arène une fois par an, celle de Zestoa possède une identité à part.
Car c'est une commune du Pays Basque, ce qui se remarque au niveau des drapeaux ainsi que sur les affiches annonçant les novilladas, et ce qui s'entend en écoutant parler les gens du cru.
Zestoa, située tout près d'Azpeitia, est actuellement la place taurine en activité la plus proche de la frontière française après San Sebastián.
On y revendique une vieille tradition taurine, qui remonterait à l'année 1666. Pendant les fêtes de Zestoa, début septembre, le pasodoble "Amparito Roca" résonne en permanence dans le village, comme un hymne local.
Deux novilladas sans picadors y sont célébrées chaque année, et la municipalité organisatrice fait toujours appel à l'élevage d'Adolfo Rodríguez Montesinos, d'encaste Santa Coloma, basé dans la province de Tolède.
L'arène éphémère fait environ 600 places et n'a aucune difficulté à se remplir. C'est pour cette raison qu'il faut arriver assez tôt dans la journée pour s'assurer un billet d'entrée.
Avant que ne commence la novillada à 18 heures, on hésite toujours pour la place à choisir. Ou bien assis dans la tribune du fond, ou encore dans la longue tribune latérale qui fait face à l'église, voire debout au pied du bar situé à côté du toril. Mais quel que soit l'endroit choisi, on goûte à un véritable un parfum d'antan.

Florent 




mercredi 25 mars 2020

Mijas

Dans une interview un jour, Antonio José Galán avait déclaré que sur environ 200 estocades sans muleta, il n'avait été blessé que quatre fois. Torero épique et héroïque, que l'on surnommait "El loco Galán". Le fou !
Sa disparition prématurée, à l'été 2001, avait ému toute la planète taurine. Un accident de la route dans la province de Burgos alors qu'il revenait de Dax et de Bayonne, où son fils David venait de toréer en non piquée. Ce fatidique 12 août 2001, lors de la matinale de Bayonne, un novillero sans picadors du nom de Manuel Escribano – qui plus tard verra sa carrière lancée pour de bon –, avait dédié son adversaire à Galán. Un dernier brindis, sans le savoir.
Parmi ses refuges, Antonio José Galán avait été propriétaire des petites arènes de Mijas, près de Málaga. D'ailleurs, aujourd'hui encore, l'arrière-salle comporte de nombreuses évocations du torero, et rappelle qui il fut.
C'est une arène de village située dans une véritable station balnéaire, 80.000 habitants, et une forte communauté britannique.
Les arènes, qui datent de 1900, sont perchées dans la partie ancienne de la commune, elles comportent deux tribunes qui se font face, et sont fort curieuses.
Une plaza de toros miniature, avec toutes les dépendances d'une grande : patio de caballos, chiqueros, corrales, desolladero, patio de cuadrillas, infirmerie, chapelle...
Cela fait quelques années qu'il n'y a plus eu de courses dans cette enceinte qui pourtant accueillait récemment des festivals et des novilladas sans picadors toute l'année, de janvier à décembre !
Là-bas, la tauromachie faisait partie de l'offre touristique.
Comme à domicile, Franck Evans "El Inglés" y toréa de nombreuses fois. Pour l'annoncer lors d'un festival en 2013, un drapeau de la Grande-Bretagne apparaissait même en second plan sur l'affiche.

Florent







mardi 24 mars 2020

Santoña

L'arrivée à Santoña s'effectue en traversant un parc naturel, et qui donne l'impression d'atteindre une presqu'île.
Santoña est au bord de l'Atlantique, dans la région de Cantabrie, située entre Santander à l'Ouest et Bilbao et le Pays Basque à l'Est.
Difficile de rater les arènes, inaugurées en 1907, et d'une capacité de 5.000 places. En zone portuaire, elles se retrouvent souvent les pieds dans l'eau lorsque l'océan fait des siennes.
Santoña est une ville dont à la fois la géographie et l'économie sont tournées vers la mer. Une spécialité pour les anchois et le thon, avec un nombre colossal de conserveries dans la ville. Et par ailleurs, quand un torero effectue un tour de piste aux arènes de Santoña, on lui offre un thon au bout d'une ligne.
Le monde de la tauromachie a toujours fait preuve de beaucoup de solidarité, quel que soit le lieu. En 2005, une course y avait été organisée au bénéfice des familles de pêcheurs ayant péri en mer après le naufrage de leur navire, le "Nuevo Pilín".
Chaque année, c'est la "Virgen del Puerto" qui est célébrée à Santoña, et dans le cadre de cette fête traditionnelle, la corrida a lieu à une date invariable, le 8 septembre.

Florent






lundi 23 mars 2020

Caravaca de la Cruz

Parmi toutes les arènes que l'on connaît et que l'on recense de mémoire, aucune n'est comparable à l'originalité dont dispose la plaza de Caravaca de la Cruz, dans la région de Murcie
J'étais allé m'y promener une première fois un jour de novillada à Calasparra, à vingt kilomètres de là. Il faut dire que les novilladas de la feria de Calasparra, du 3 au 8 septembre, commencent à 18 heures 45 et laissent le temps de faire un nombre considérable de choses dans la journée. Y compris se rendre à la plage, et il faut remarquer que les stations balnéaires aussi agréables que quasi-désertes à cette période – septembre oblige –, entre Carthagène et Mazarrón, ne manquent pas !
Dans le voisinage, il y a également Cehegín, la ville de Pepín Liria, et dont la curiosité des arènes est d'avoir un arbre sur ses gradins.
Quant à la façade rouge des arènes de Caravaca de la Cruz, qui n'ont plus donné de course depuis 2015, c'est un joyau architectural de style Néo-mudéjar.
Les arènes ont été construites sur les ruines d'un couvent. La construction date de 1880, tandis que l'extension et la fameuse façade ont été réalisées en 1926.
Ah comme elle est impressionnante cette devanture, d'autant qu'on peut même l'apercevoir depuis l'autre bout de la commune !

Florent





dimanche 22 mars 2020

Carratraca

Sur la route cabossée entre Málaga et Ronda, on peut s'autoriser bien des détours. L'arrière-pays est riche en petits trésors, et il y a probablement davantage de choses à voir que dans bien des communes littorales où hélas la bétonisation est venue saccager le paysage.
Juste avant d'arriver à Ronda, on en profitera au passage pour faire un saut à Setenil de las Bodegas, commune située dans la province de Cádiz, et où l'on est subjugué par la construction d'habitations, de bars et de restaurants sous un immense rocher. Comme si ce dernier était venu se poser là sans complètement les écraser.
Et bien avant d'arriver, il convient aussi de faire étape à Carratraca. Là, les arènes dont la construction date de 1878 ont été creusées dans la roche. La piste est aussi grande qu'une cour d'école, et son insertion dans le paysage est vraiment pittoresque.
Les arènes de Carratraca sont toujours en activité. Il y a quelques semaines à peine, le 28 février, y avait même lieu une classe pratique dirigée par le torero péruvien Joaquín Galdós, avec des novilleros sans picadors de différentes écoles taurines.

Florent





samedi 21 mars 2020

Santa Cruz de Mudela

Parce que leur construction remonte à 1641, les arènes du sanctuaire de Nuestra Señora de Las Virtudes - qui dépend de la commune de Santa Cruz de Mudela (province de Ciudad Real) - seraient les plus anciennes d'Espagne !
On remarque par ailleurs que parmi les plus anciennes, beaucoup ont été bâties à proximité d'édifices religieux.
C'est une arène carrée, qui est située à 20 kilomètres à peine de l'Andalousie et du défilé de Despeñaperros. Sur l'autoroute A-4 entre Madrid et Séville, c'est en prenant la sortie 220 que l'on peut aller contempler ce superbe édifice. A plusieurs endroits, des balcons font office de gradins, tandis que l'église donne directement accès au callejón.
Les arènes, classées au patrimoine des monuments historiques, sont ouvertes quasiment tous les jours de la semaine et leur visite est gratuite.
Pour les dates traditionnelles des corridas à Santa Cruz de Mudela, il y a fin avril pour les fêtes de San Marcos, ainsi que le 8 septembre, et parfois aussi le 31 mai, qui est le jour de la fête régionale de Castilla-La-Mancha.

Florent