samedi 2 mai 2009

Le destin de Pajarraco


Pajarraco, taureau castaño de Prieto de la Cal s’en est allé dimanche dernier. Il s’en est allé dans les leurres de Ricardo Torres, un torero de troisième zone. C’était à la Misericordia de Saragosse pour une corrida-concours. Pajarraco est allé cinq fois à la pique puis a donné du jeu à un Ricardo Torres dépourvu d’options comme nous le dit Bastonito.

Pajarraco de Prieto de la Cal ! On a pu le découvrir près d’un an plus tôt dans les corrales de Céret. Il y paissait en compagnie d’un congénère noir et d’une petite forêt composée de cinq jaboneros. Aussi, les taureaux d’encaste Veragua passionnent tant pour leurs pelages mystérieux que pour le jeu qu’ils vont donner en piste. On avait ainsi hâte d’assister au combat qu’allaient livrer les Prieto de la Cal deux jours plus tard dans le ruedo catalan.
Pajarraco, taureau castaño imposant et sérieusement armé aurait dû être combattu par Julien Lescarret en cinquième position ce samedi 12 juillet 2008. Il aurait dû… car le ciel, la pluie et l’orage en ont voulu autrement.
Et dire que cette corrida n’aurait jamais dû commencer ! Mais certains portes-monnaies en ont voulu autrement. Ainsi, trois magnifiques jaboneros de Veragua ont été occis comme l’on tue industriellement dans les mataderos.
Trois jaboneros flingués sous la flotte et dans des tranchées d’eau : ¡ Qué lástima !
Il restait ainsi quatre Prietos dans les chiqueros cérétans : les trois derniers et le sobrero. Parmi eux il y avait Pajarraco, numéro 61 annoncé à 520 kilogrammes et né en janvier 2004. La course suspendue, les quatre Veraguas sont repartis pour la province de Huelva.

Et dimanche dernier, Pajarraco est retourné au Nord. Mais au Nord de l’Espagne cette fois-ci. Il s’en est allé dans l’anonymat de cette corrida-concours remportée par l’exemplaire de Ana Romero. Ricardo Torres a essayé tant bien que mal, et l’on pourrait croire qu’il est un type anodin, sans histoire…

Pourtant c’est lui l’aragonais Ricardo Torres qui, il y a neuf ans, a connu son heure de gloire en obtenant les deux oreilles d’un Pérez de Vargas de vuelta dans les arènes de Nîmes. Ce jour-là, Sébastien Castella – lui aussi novillero à l’époque – fut gravement blessé à l’aine.

Neuf ans plus tard le 26 avril 2009 : Ricardo Torres - torero des profondeurs de l’escalafón - a croisé le chemin d’un fier adversaire de Prieto de la Cal à Saragosse. Dans le même temps, Sébastien Castella affrontait deux limaces de Jandilla à la Maestranza. Destins croisés.

Mais Pajarraco est parti, presque dans l’indifférence…

Florent


2 commentaires:

  1. Florent,
    C'est sur que ce toro meritait mieux eu egard à son comportement à la pique...
    Pour ce qui de Ricardo Torres je le connais pas ,mais par contre suis un ami d'Alberto Alvarez dont le toro a été primé...et à ce sujet la faut savoir qu'il est difficile d'etre au top
    au jour j vec le toro quand on a un contrat par an .....Pour l'anecdote et faire rigoler le show bizz de la corrida saches un qu'il y a plethore de toreros et deux que sur le net j'ai reçu deux sollicitations l'une emanant d'un torerosans contrat et l'autre du Venezuela pour une novillero au chomage ma reputation de con a franchi les frontieres et ce sans masque et que Casas se tienne bien!!!!!
    ciao
    bruno

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  2. Florent: quel rayon de soleil dans ce samedi sans toros ! Et nous rappeler que nous avons FAILLI le voir à) Céret la taurina, si ce n'eût été le déluge, et la connerie de commencer une corrida dont on savait par avance qu'elle ne pourrait aller à son terme.
    J'en veux encore plus aux organisateurs du VAllespir.
    Pedrito
    Qu'est-ce que nous avons raté, et payé très cher!

    POUR RIEN!!!!!!!!!!!!!!

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