vendredi 15 mai 2009

Orduña : La verdeur de l'Espagne et de la novillería

Avec un peu de retard, l’ami Zezenak me transmet son impression globale ainsi que quelques clichés relatifs à la novillada du 8 mai à Orduña. Cette course était organisée par le Club Taurino « Otxomayo » (cela ne s’invente pas) et l’attraction aurait dû être Juan del Alamo. Malheureusement, le novillero salmantin a été blessé le dimanche précédent à Colmenar de Oreja. C’est donc Román Pérez qui le remplaçait au cartel. Voilà le pourquoi du « malheureusement ».

Quant à Orduña, il s’agit d’une petite ville de Vizcaye non loin de Bilbao. Elle était ce jour-là l’hôte du premier spectacle taurin de l’année au Pays Basque. En effet, la temporada de cette communauté autonome n’avait pas encore commencé faute d’empresa à Illumbe. En piste, il y avait un lot inégal de la famille Espioja. Monopiqués, les novillos parurent faibles et manquèrent de race, supérieur le quatrième.
Curieux de connaître la valeur de la prestation du novillero français, je demandais au téléphone à mon camarade Zezenak « Alors Román Pérez ?? ». Et il me répondit : « Sans commentaires. Et dire qu’il va prendra l’alternative. Tu regarderas la photo un peu ratée que j’ai prise, on dirait un espontaneo… ». Orduña est située dans des terres beaucoup plus profondes que Madrid où Román Pérez a toréé il y a quelques semaines. Mais visiblement, cette profondeur n’a pas inspiré celle de son toreo… puisqu’elle n’existe pas.

A l’instar de notre novillero français favori, le chef de lidia Juan Antonio Siro a également coupé une oreille mais s’est montré beaucoup plus puesto. Enfin, le local Iván Abasolo (non ce n’est pas un cycliste !) effectuait face à cette novillada de Espioja ses débuts avec picadors. Pourtant, son habit de lumières rose et argent rappelait de manière troublante le maillot de l’équipe allemande T-Mobile… En piste, Abasolo montra autant de verdeur que le paysage aux alentours et connut beaucoup de frayeurs. Mais tout cela fait partie du folklore ! Ainsi, le jeune basque a « essayé » avec le peu de recours qu’il avait. Il sortit miraculeusement entier de cette novillada et se libéra grâce à deux entières inespérées. Elles lui valurent par ailleurs une et une oreille. Trophées synonymes de sortie en triomphe pour le coureur local.

Un paysage atypique, une placita coquette, une novillada chaque année le « otxomayo ». Merci à Zezenak de nous l’avoir fait découvrir.

Florent

1 commentaire:

  1. Florent,
    Merci pour cette resena pitoresque et piccaresque et faut savoir qu'en vasco ,horsmis Bilbao cornes abondantes sur sable gris et Azpeitia un rdv à ne pas manquer sans adjoindre la gastronomie et toros,el Pais Vasco est pas porteur d'aficion à savoir illumbecherche désesperement repreneur pour son bunker et que Tolosa ne remplit qu'une demi arene ....de français !!
    Quand à Roman Perez qui a des qualites indéniables il a à apprendre le respect du public
    eta missa est
    ciao
    bruno

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