jeudi 4 juin 2009

Six Miuras dans le vent

L’affiche annonçait six taureaux de Miura pour Juan José Padilla, Rafaelillo et Juan Bautista. Cependant, elle ne mentionnait pas les « arreglados » pratiqués moins de vingt-quatre heures avant la course. Car ils n’étaient vraiment pas jolis à voir aux corrales ces six Miuras. Ils étaient pile le nombre : six, achetés par une société commerciale possédant les arènes de Nîmes.
Plus ou moins bien rafistolés, ils sont finalement tous sortis en piste afin de composer l’ersatz de corrida torista du cycle.
Des carences en forces et en caste, certaines armures explosées aux premiers contacts avec les planches. Chouette la Miurada ! Et en plus, ils ont été mal lidiés. La palme revenant aux sagouins de picadors de Jean-Baptiste Jalabert.

Six Miuras dans le vent donc et dix mille spectateurs présents : l’affaire était rentable !
Après son officielle « luxation de l’épaule droite » contractée à Alès, Juan José Padilla réapparaissait à Nîmes… trois jours plus tard ! Son premier Miura tout juste « arreglé » s’est avéré très compliqué. Un lien de cause à effet ? Au quatrième taureau, le « cyclown » a joué son numéro habituel. Notamment aux banderilles où il partit à plusieurs reprises d’une trentaine de mètres afin de clouer les bâtonnets allègrement. Bizarre pour quelqu’un qui souffre d’une luxation de l’épaule. La suite relève du vu et du revu. Oreille justement refusée à Super-Padilla par la présidence.
Après sa belle prestation alésienne avec les Dolores Aguirre, on avait envie de revoir Rafaelillo. Son premier taureau était invalide mais il ne fut pas changé. En effet, les sobreros coûtent cher en période de crise ! Mais c’est au cinquième que l’on admira de nouveau la vaillance du murciano. Rafael est allé se mettre devant ce Miura arrêté et sur la défensive, sans tricher. Mais son labeur a été moins apprécié par la populace que celui de Padilla.
Enfin, c’est Juan Bautista qui complétait l’affiche. Touchant les deux Miuras souche Domecq du lot, l’arlésien a par moments essayé de faire du Padilla, sans réussite. Une mauvaise passe pour lui.

Des rafales, du Mistral et une légende noire qui s’éloigne.

Florent

2 commentaires:

  1. Comment, mon cher Florent, oser mettre en doute le "pundonor" du fieffé gesticulateur cyclonique de Jerez?
    Il nous en avait donné un sacré aperçu pour Céret 2007 ! Mais il se trouve encore des "aficionados" pour ne plus se souvenir, et, plus grave, des organisateurs de corridas pour faire appel à lui. Sans parler de leurs courtisans, qui nous tapent dessus, pour oser dénoncer les trafics et magouilles
    C'est vrai que c'est un phénomène: une luxation, avec ce tricheur, çà guérit en 24 heures chrono, çà réduit donc les soucis de nos enpresas.
    PS J'avais mis un tariquet au frais, tu as oublié de passer...
    Abrazo

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  2. Voilà une reseña légère et plein d'humour qui me plaît !

    Et dire que ces Miura nouvelle version m'ont fait bouger jusqu'à Saragosse et Arles l'an dernier ... De quoi en être dégoûté pour un long moment.

    Une miurada à Nîmes, c'est la bonne affaire pour remplir les arènes : un nom connu de tous les touristes et parisiens.

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