vendredi 14 août 2009

L'aficionado est un pigeon

Il faut avouer qu'il est plaisant de consulter tous les soirs, de mars à octobre, le portail internet mundotoro afin de connaître les résultats bruts des corridas et novilladas qui se sont célébrées aux quatre coins de la Péninsule Ibérique.
Cependant, je n'irai pas jusqu'à dire que cette chose commise il y a plus de dix ans par la famille Domecq a changé ma vie. Au contraire, il est des jours où je m'en passerais bien. Tenez par exemple, ce jeudi 13 août 2009 !
Vers dix-neuf heures, je lis que le président de la corrida de Gijón "ne sait pas compter" car il a refusé d'accorder une oreille à Miguel Angel Perera. Quel drame national ! A dix-neuf heures trentre cinq minutes et trente trois secondes précisément, je reçois un SMS d'un ami présent aux arènes de Béziers - il lui en a fallu du courage ! - énonçant (j'aurais pu dire "dénonçant") ceci : "Second toro de Ponce puntillé en pleine faena sans estocade. Lot de Santiago Domecq lourd, cornicorto, faible et sans caste". Remarquons toutefois que cette situation est rentrée dans les moeurs et que de ce fait, elle est devenue banale voire peu choquante...
Mundotoro n'est pas monté dans mon estime à dix-neuf heures en glosant sur une présidence qui venait de refuser une oreille. Mais une heure et demie plus tard, c'est la désolation ! A propos de la corrida biterroise, le portail des frères Domecq nous dit : "Enrique Ponce, por su parte, escuchó una ovación tras caer el que hizo cuarto". Moi qui pensais que ce quatrième avait été puntillé en piste ! Qui croire ? Aussi, on a peu d'informations sur le lot de Santiago Domecq. C'est sûrement qu'il a dû être brillant ! Constatez qu'en général, dès qu'une course de la famille sort "floja y faltando de casta", on la découvre avec stupéfaction sur le portail familial annoncée comme "noble y de buen juego".

Je dis ça mais ce n'est sûrement pas la première fois que c'est arrivé et ce n'est pas la dernière que cela arrivera ! Ces gens-là préfèrent inculper les présidences refusant des oreilles plutôt que de dénoncer leurs propres toritos chétifs desquels ils sont fétichistes. Ils continueront tout de même à s'offusquer de Las Vegas et publieront d'autres communiqués de Simon Casas... Ce dernier qui, en critiquant Don Bull, ne fait rien d'autre que de dénoncer son reflet d'Outre-Atlantique. Car messieurs, vous n'avez pas besoin de prendre l'avion et de changer de continent pour voir des parodies de corridas de toros. Vous avez déjà un large choix du printemps jusqu'en automne, de Nîmes à Marbella. Non, vous n'avez vraiment pas besoin d'aller aux States pour voir des choses où le taureau est accessoire et où l'argent est le mot d'ordre.

Au fait, merci pour la désinformation.

Florent

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