vendredi 16 octobre 2009

L'oeil du mensonge

2009 : l'année des crises ! Tel est le constat que l'on peut dresser alors que l'automne est déjà présent et que les courses se font de plus en plus rares. Il y eut tout d'abord la crise annoncée, à savoir celle de l'économie. Cette dernière s'est répandue au secteur taurin, notamment de l'autre côté des Pyrénées. Mais, ce n'est pas la seule crise que le milieu a dû subir...

N'avez-vous pas en effet remarqué que l'escalafón novilleril était en pleine paupérisation ces derniers temps ? On en redéfinirait même le terme de "novillero". Aujourd'hui un novillero, c'est un jeune homme désirant devenir matador de toros en suivant une ligne conforme et le modèle de ses idoles. Le but étant à chaque novillada de tirer le plus de muletazos possibles. Fort heureusement, il existe des exceptions !

Quant à la masse de novilleros conformistes que l'on a du mal à distinguer, on se dit qu'à défaut d'avoir de la personnalité, ils ont au moins le don de rester humble. Malheureusement, ce n'est pas tout le temps le cas. Regardez cet exemple...

Le 12 juillet dernier, il y avait une novillada de Sánchez-Fabrés à Céret. Une course assez décevante avec des novilleros comme bien souvent sans grande personnalité. Je me rappelle vaguement du mexicain Mario Aguilar qui ne fit rien si ce n'est tirer des passes face à un second adversaire possédant une bonne corne gauche. Mais c'est fréquent après tout, jusque là pas de quoi crier au scandale !
C'est récemment que cette novillada qui ne passera pas à la postérité m'est revenue à l'esprit. Et pour tout vous dire, je suis littéralement tombé sur le cul lorsque j'ai lu l'auto-critique de Mario Aguilar sur cette matinée cérétane ! Savourez !

"Allá sí que fue lo contrario, la novillada, de Sánchez Fabre, salió dura y pesó en promedio 600 kilos, fue de lo más grande que he estoqueado en Europa y para malas salió complicada. Pude haber cortado una oreja; sin embargo, me costó trabajo matarlo, de lo contrario corto dos orejas".

Pas besoin de traduire, je pense que vous aurez compris. Sachez juste que le novillo le plus lourd de l'envoi ce matin-là pesait 570 kilos ! Sachez aussi qu'il n'y eut aucune faena de deux oreilles, encore moins de la part de Mario Aguilar.

Novilleros ou aveugles ?


Florent

1 commentaire:

  1. Il oublie aussi la bronca qu'il a pris au descabello du dernier.

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