mercredi 17 février 2010

La mauvaise pioche d'Orthez (Cuvée 1992)

En décembre dernier, je rencontrai à Bordeaux le photographe Jean-Pierre Mora, collaborateur pendant plusieurs années d'un mensuel taurin qui existe toujours à l'heure actuelle sous un autre nom. Avec un ami qui m'a permis de faire sa connaissance, nous évoquions ses ressentis sur le devenir de la corrida qui avait selon lui bien changé ces dernières décennies.
Puis vînt l'instant où il était question de parler des photos elles-mêmes. L'une d'entre elles m'a fasciné, et je me fais un plaisir de vous la montrer car le détail est amusant, on peut constater que certaines personnes sont aujourd'hui frappées d'amnésie !

Commençons si vous le voulez bien par le plus récent. Le 26 juillet 2009 sortait à Orthez un semental maigre et chétif de l'élevage de Adolfo Rodríguez Montesinos, illustrant à lui seul les difficultés mais également l'amateurisme compréhensible de la nouvelle commission taurine. Les jours suivants, une déferlante s'est abattue sur les organisateurs à cause de ce taureau Pilarito qui était dépourvu de trapío.

Quant à la photo en noir et blanc de Jean-Pierre Mora, elle nous montre un taureau de Gilbert Mroz coincé dans un refuge toujours à Orthez mais cette fois-ci le 26 juillet 1992. Cet exemplaire aux armures correctes mais au physique pas très éloigné de celui de Pilarito était destiné au vénézuélien Morenito de Maracay. Il tenta de sauter dans le callejón mais se retrouva au final dans cette fâcheuse posture. Les pompiers intervinrent, le Mroz fut libéré mais se cassa ensuite une corne à cause du vice d'un subalterne. Le taureau ne fut pas changé, l'histoire s'arrête ici. Mais je vous laisse simplement deviner qui était le prestataire d'Orthez cette année-là, quelqu'un dont la mémoire sélective l'autorisa à juger la commission taurine en poste dix-sept ans plus tard.

Pour finir, je vous propose une autre photo (cette fois-ci de Laurent) du troisième taureau de La Quinta combattu le 17 juillet 2009 à Mont-de-Marsan. Il avait des points communs avec Pilarito sur le plan physique, mais il a eu la chance de ne pas être évoqué et pointé du doigt par « la presse taurine ». Comme quoi, on choisit toujours ses cibles, mais il serait parfois bien de repenser à ce que l'on a semé derrière soi. Les exemples peuvent se multiplier de manière exponentielle.

Florent

(Traducción allí)

8 commentaires:

  1. Ah ce bon DD!!!!!
    La mémoire sélective quand je te tiens... ;-)
    Un certain Xavier K va bien ricanzr!!!!
    Zorro!!!

    Ps: j'espere que Camposyruedos va se faire un malin plaisir de retranscrire ton article!

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  2. Mais ou est elle cette troisième photo ?

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  3. La photo du Montesinos de 2009 vous pouvez la retrouver sur d'autres sites. Celles de cet article sont l'exemplaire de La Quinta de Mont-de-Marsan 2009 et le Mroz d'Orthez 1992.

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  4. J'étais ce jour-là à ORTHEZ: jamais revu un truc pareil!
    Si c'était que la mémoire sélective,le truc à DD! Il est si malin qu'il fait illusion tràs los montes, chez les Charros! Il est vrai que les Salmantins font montre de beaucoup d'indulgence, envers les "toros" et surtout les taurinos. A la Glorieta, j'ai pû voir le pire, mais les Choperas interdisent de filmer. Bétail faiblissime, afeité, dans les années 2000, broncas majuscules, presse déchainée, mais arènes pleines chaque jour, pour honorer la "Fiesta Nacional", selon mes voisins de gradas.

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  5. bonjour. j'ai découvert votre blog par hasard et je vous felicite pour son contenu. Je suis photographe et j'ai réalisé plusieurs trvaux sur la corrida. mon site est www.brunolasnier.net.

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  6. Bonjour! Il y a une chose que j 'adore des Français: vous dîtes ce que ne marche pas . Pas nous, les Espagnols: bien que on se souvient des horreurs de l 'année dernière, on ne peut pas le dire: on ne le permmett pas!!

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  7. EL MAL SORTEO DE ORTHEZ (Cosecha 1992)

    El pasado mes de diciembre, encontré en Burdeos al fotógrafo Jean-Pierre Mora, corresponsal durante varios años de un mensual taurino que todavía existe hoy con otro nombre. Con un amigo que me permitió encontrar a Jean-Pierre, evoquemos sus impresiones sobre los cambios en la corrida actualmente. Después, hablemos de sus fotos. Una de ellas me fascinó, y la comparto con vosotros porque el detalle es divertido, se puede constatar que hoy algunas personas son víctimas de amnesia.

    Empezamos por lo más reciente. El 26 de julio de 2009 pisaba el albero de Orthez un semental raquítico y sin trapío de Adolfo Rodríguez Montesinos. Ilustraba las dificultades pero también el amateurismo comprensible de la nueva comisión taurina. Los días siguientes, una ola descargó sobre los organizadores a causa de este toro "Pilarito" que no tenía trapío.

    En cuanto a la foto en blanco y negro de Jean-Pierre Mora, nos enseña un toro de Gilbert Mroz bloqueado en un burladero siempre en Orthez pero era el 26 de julio de 1992. Este ejemplar era bien armado pero su trapío no era muy alejado de lo de "Pilarito", el Mroz fue lidiado por el venezolano Morenito de Maracay. Intentó saltar en el callejón pero se encontró bloqueado al final dentro del burladero. Los bomberos intervinieron, el Mroz fue desencarcelado pero se partió un pitón después a causa de un peón. No fue cambiado por la presidencia, la historia se acaba allí. Pero os deja adivinar quien era el prestador de servicios de Orthez este año. Alguien con la memoria selectiva y que se autorizó criticar a la comisión taurina titular diecisiete años después.

    Por fin, os propongo una foto (de Laurent) del tercer toro de La Quinta lidiado el 17 de julio de 2009 en Mont-de-Marsan. Tenía puntos comunes con "Pilarito", pero tuvo la suerte de no ser "denunciado" por la prensa taurina. Los blancos siempre son los mismos, pero algunos deberían pensar en lo que han sembrado... Los ejemplos pueden multiplicarse.

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  8. Florent:

    De nuevo muchas gracias por tu deferencia hacia la afición española, adjuntándonos el texto traducido de tu entrada. Aunque la persona que me escribió el comentario es mi traductora oficial, agradezco el poder leerlo directamanet esin intermediarios. Me ratifico en la opinión de que en Francia no sólo tenéis buena memoria, sino que además castigáis a los que os provocan esos malos recuerdos. Aquí en multitud de ocasiones parece que se trata de olvidar todo lo malo, lo cual sólo perjudica al aficionado y a la fiesta.
    Un cordial saludo

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