vendredi 16 avril 2010

Feu de paille

Palha, fer portugais. Une ganadería pleine de contradictions, jadis un alliage de Concha y Sierra, Trespalacios, Veragua et Miura... Aujourd'hui, des voies séparées ou croisées issues de Baltasar Ibán, Oliveira Irmaos ou Torrealta. Si bien qu'il est parfois difficile de dire avec exactitude quelle est l'origine précise de chaque toro. La corrida de ce début de semaine à Séville était très desigual, laide. Sans devise ni fer, certains toros combattus n'avaient rien de ce que l'on connaît chez Palha.
Le quatrième s'apparentait à un Torrestrella, alors que toro qui suivit avait de lointaines ressemblances avec divers exemplaires de Cuadri combattus à Céret l'an dernier. Pourtant, tout cela n'a rien à voir. Beaucoup de contradictions dans cet élevage, des "toros basuras" (ceux de Séville), d'autres inégaux et sans âme (Alès 2009), des nobles commerciaux (Beaucaire 2009), des sauvages âpres, passionnants et d'une autre époque (Bayonne 2008), et des toros pour le souvenir (plusieurs combattus à Las Ventas ces dernières saisons, et Camarito bien évidemment...)
Le ganadero Joao Folque sait sans doute qu'il a entre ses mains tout ce que l'aficionado lambda aime, mais également tout ce qu'il déteste. Pour le deuxième cas, la course de Séville en a été une belle illustration : des cornes éclatées dès les premiers remates, des charpentes parfois inexistantes, construites dans tous les sens, et des comportements mièvres et décastés. La corrida s'arrêta au tercio de piques du premier, qui après être sorti en piste en abanto, poussa bien à deux reprises face à la cavalerie. Pour le reste, ce fut le néant ou presque, avec une cornada à l'actif du mexicain Arturo Macías.
Ces toros de Palha peuvent rendre heureux mais ont aussi la capacité de décevoir fortement. Comme quoi, toute corrida de ce fer au P surmonté d'une croix est un peu à l'image de chaque jour d'une vie : on ne sait jamais à quoi s'attendre.

Florent

2 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord avec toi. Une chose est cependant amusante: c'est la différence de traitement par Viard entre Pahla et Victorino. Pour Pahla, édito spécial incendiaire avec réglement de comptes à l'aficion torista; par contre pour Victorino dont la course a été tout aussi lamentable, le gourou consacre juste quelques lignes. La raison est simple, les Victorinos sont ses amis.
    C'est cela l'objectivité.
    Frédéric.

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  2. "Sans devise ni fer", la devise, ok, posée a la salida del burel, mais sans fer !!! là c 'est pas palha , c'est quien fue a reseñar la corrida en el campo y quien fue la autoritad en dejar achiquerados estos toros , joder !!!

    Ali Lodelpiton

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