mercredi 23 juin 2010

Victorinos à la sauce aignanaise

Les toros de Victorino Martín ne font plus rêver depuis quelques années. Aussi, on constate le mauvais moment traversé par cette ganadería qui durant cette saison, envoie des lots dans des arènes tertiaires de la planète taurine. Mais il est toutefois bon de s'informer des sorties de cet élevage "jadis" adoré par l'afición.
La dernière sortie connue des Victorinos en France est celle de Vic, avec des toros âgés de cinq ans et demi et sérieusement présentés, mais manquant de fond tout en étant sabordés par des lidias désastreuses. Le week-end précédant le rendez-vous vicois, les Victorinos étaient présents à deux endroits de la Péninsule Ibérique.

Le dimanche 16 mai, un exemplaire du fer d'origine Albaserrada participait à la "corrida-concours portugaise de rejoneo" à Evora en Lusitanie. Chaque année, la particularité de cette arène est de célébrer ce concours avec des élevages prestigieux et des toros au tamaño imposant qui constituent un véritable défi physique pour les forcados. Pour ce qui est de l'édition 2010, les six toros étaient de Miura, Palha, Victorino Martín, Murteira Grave, Passanha et Dolores Aguirre. Vous pouvez retrouver une galerie photo de cette corrida portugaise à ce lien sur le site "Toureio.com". Pour le côté amusant de l'histoire, ce sont les élevages de Palha et de Victorino Martín qui ont remporté le prix au meilleur toro de cette étrange corrida-concours. (Vic 2009 : Palha et Victorino Martín...)

Que Victorino Martín sorte de temps à autre un exemplaire en corrida à cheval, cela n'a pas grand chose de choquant, à l'inverse de ce qui s'est passé le samedi 15 mai à Valencia de Alcantara. Pour ma part, j'ai eu beau chercher des informations sur cette course, je n'en ai trouvé que le résultat sur divers sites espagnols. Un résultat qui est le suivant :

Valencia de Alcantara (Cáceres) – Samedi 15 Mai 2010 – Corrida Goyesca mixte
6 Toros de Victorino Martín (3° et 6° pour le rejoneo, de bon jeu en général, tour de piste posthume au cinquième)
Juan José Padilla : une oreille et deux oreilles
Francisco Javier Sánchez Vara : une oreille et deux oreilles et la queue
Le rejoneador Pedro Salvador : silence et deux oreilles

Ce résultat brut ne nous avance guère et il paraît impossible de se faire une idée ne serait-ce que sur la forme, quant au fond, il aurait fallu y assister pour cela. N'ayant trouvé aucun cliché sur les sites espagnols, c'est sur le site portugais "Toureio.com" précédemment cité que j'ai finalement trouvé quelques images de cette corrida de Victorino Martín.

Allez-y et appréciez les fundas naturelles que portaient en piste les toros de Victorino qui n'avaient ce jour-là rien à envier aux Rehuelgas d'Aignan...

Florent

2 commentaires:

  1. Aucune corne explosée donc aucune corne trafiquée qu'il disait à Aignan.

    JPc

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  2. Certains jours, on nous prend pour des lapins de six semaines.

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