dimanche 22 août 2010

Moreno of Silver

Un an déjà. Carcassonne. 22 août 2009. Il devait être aux alentours de dix-neuf heures vingt. Juan Carlos Rey était parti à l'hôpital après avoir reçu une cornada face au deuxième novillo. Valentín Mingo aurait dû combattre le sixième Moreno de Silva si le règlement avait été respecté. Mais au final, c'est le colombien Moreno Muñoz qui dut s'en charger.
Et puis, Diano, numéro 5, negro entrepelado bragado est entré en piste. Avec une telle caste et une telle puissance qui ont fait que tous les hommes se sont rangés dans le callejón dans l'attente d'un tercio de piques destructeur. Six, sept, huit rencontres avec un cavalier laissé seul en piste, et dix impacts de piques placés n'importe où et n'importe comment. Le picador était seul à tenter d'assassiner Diano, alors que tous les autres types habillés de lumière regardaient passivement l'attentat derrière le burladero. Je me souviens avoir gueulé contre le manque de professionnalisme ce soir-là, et je n'étais pas le seul. Rarement j'avais vu une telle déroute pour des hommes dans un ruedo. Et malgré les dix piques, Diano était encore-là, brave et encasté, un novillo de bandera. Il avait encore beaucoup de fond au troisième tiers, mais ne fut jamais mis en valeur. Il fut estoqué de manière pitoyable et n'eut pas le droit au tour de piste posthume, alors que la question ne se posait même pas, era un novillo de vuelta ! Si on s'en rappelle encore aujourd'hui et que le souvenir n'est pas près de s'effacer, c'est que c'était beau de voir un toro se mettre en valeur tout seul.

Florent

(Photo de François Bruschet : juste avant que Diano ne rentre dans le ruedo carcassonnais...)

1 commentaire:

  1. Ces la presidence qui est fautive sur la non vuelta,car une bonne presidence l'aurai accordé,je ne citerai pas l'organisation et l'alguazil!!!
    Flo l'anglais laisse le aux zantis!!!

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