dimanche 19 septembre 2010

La caste qui s'en va

Arles, vendredi 10 septembre. Espartero, Sevillano, Mataindia, Aceituno et Alguacil étaient cinq toros de La Quinta, correctement présentés dans l'ensemble, mais détenteurs des tendances actuelles de leur élevage, à savoir sosería et manque de caste. Quoique l'on pourra émettre des doutes quant au dernier qui fut lidié de manière médiocre et devînt arrêté à la muleta.
Au vu des sorties des toros de La Quinta durant cette saison, il n'y avait pas beaucoup d'espoirs à avoir quant au lot d'Arles. Mais c'était sans compter sur Mesonero, le troisième exemplaire du jour, qui montra qu'il restait encore un peu de caste dans cet élevage. Immatriculé au numéro 56, cárdeno claro et estimé à 500 kilogrammes, il fut l'arbre cachant la forêt. Par trois fois il alla à la pique et montra une certaine bravoure, même s'il lui arriva de sortir seul. Puis à la muleta, il s'avéra encasté, avec de la transmission. Ce n'était pas un grand toro mais un toro intéressant, face auquel Alberto Aguilar fut brouillon, accéléré, malgré le courage et une certaine envie. La caste de Mesonero remporta la partie. Au final, les deux oreilles accordées furent généreuses, tout comme le tour de piste posthume. En oubliant quelques instants la tournure commerciale prise par La Quinta, on s'est tout de même aperçu qu'il restait dans les tiroirs de cet élevage un fond de caste intéressant, car tout ne s'efface pas du jour au lendemain. Mais si le but est de supprimer ce genre de toros au sein de cette ganadería simplement pour le plaisir des figuras, alors on peut se dire que c'est bien dommage. Casta ! Casta ! Ne t'en va pas !

Florent

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