lundi 14 février 2011

Saint-Loubouer vu par Jean-Louis Castanet

Hier matin dans le petit gymnase-arène de Saint-Loubouer dans les Landes, à mi-chemin entre Aire-sur-l'Adour et Hagetmau, il y avait une fiesta campera organisée par une peña de création récente, qui a pour but de soutenir l'élevage de Malabat, provenant de Brocas-les-Forges. C'est sûrement la mort dans l'âme pour un ganadero de devoir se contenter de faire combattre ses produits dans une course plutôt informelle, où ils sortiront avec les cornes réduites. Hier, le bétail de Malabat, d'origine Atanasio Fernández-Conde de la Corte via l'élevage d'El Palmeral, sortait en fiesta campera des novillos âgés de trois ans et onze mois pour la plupart. A défaut de pouvoir sortir en corrida ou novillada formelles, ils ont livré leur dernier combat en plein hiver, dans une petite arène couverte du Sud des Landes. Le reste, c'est Jean-Louis Castanet qui nous le raconte...

Qui connaissait Saint-Loubouer ? Pas votre serviteur, qui découvrit avec surprise, dans ce village minuscule, une arène couverte, pimpante et fort bien aménagée.
Qui aurait pensé y voir, en cette matinée dominicale, un spectacle aussi sérieux et prenant ?
Car les novillos-toros (marqués du sept) de Malabat présentaient un trapío intéressant, et malgré leurs cornes rognées (c'était un festival), nous vécûmes une matinée émotionnante tant ces bichos, très typés Atanasio Fernández (burracos, donc ventre de plus en plus blanc pour la plupart), ainsi que de comportement, fuyards les deux premiers, permirent néanmoins, surtout les troisième et quatrième, de toréer.
Ce que fit maladroitement Marc Serrano, souvent accroché et peu centré, mais volontaire.
Ce qu'eut du mal à réaliser le jeune sévillan Mario Diéguez, agréable à regarder mais très vert, tant il a besoin d'apprendre, surtout à tuer.
Ce que réalisa, à un niveau inattendu, Raúl Velasco dont le toreo étonne : vaillant sans ostentation, réféchissant face aux toros, travaillant jusqu'à les embarquer dans une muleta puissante et templée, surtout main gauche, il fut la bonne surprise des aficionados présents.
A quand dans nos arènes ? Il le mérite plus qu'amplement.

Jean-Louis Castanet

2 commentaires:

  1. La peña a été trés heureuse de la présence de raoul, nous avions pensé à lui dés le départ, mais un détail fesait que ce n'était pas possible. La donne a ensuite changée, et aprés le forfait de ricardo torres, nous avons pensé dessuite à raoul. Nous éspérons vraiment le revoir en france cette année, et pas seulement dans une arène, son immense talent et son coeur devrait lui ouvrir plus d'une arène, du moins souhaitons lui!!

    la Peña Cardinero.

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