mercredi 8 juin 2011

Le Chano

Une histoire atypique. Dernièrement, on a pu le voir dans les rangs de toreros à l'éternel statut de futures figuras, César Jiménez et Miguel Abellán. On l'a aussi vu à plusieurs reprises avec les français Stéphane Fernández Meca et Julien Lescarret. Et d'autres fois, dans des cuadrillas vraiment improbables.
En revanche, on ne l'a jamais vu officier pour un matador situé au premier plan. Parfois très bon dans la lidia, alors que règne la panique en piste, et à d'autres moments, bien plus irrégulier. Mais dans tous les cas, El Chano est le plus bel exemple de vergüenza torera au moment de poser les banderilles. Il y a sûrement une petite part de subjectivité dans les propos précédents, et pour cause. Du haut de mes dix ans aux arènes de Floirac, je l'avais vu mettre une paire de banderilles por dentro que personne ne pourra égaler à l'avenir. Elle est restée dans la rétine, comme bien d'autres souvenirs. El Chano lui, poursuit sa route, et c'est un énorme plaisir de le voir dans l'arène à chaque fois. Le genre de type qui une fois sa carrière terminée, vous fera presque penser qu'il a salué plus de fois après les banderilles que fait de paseos.

Florent

1 commentaire:

  1. Quel plaisir de lire ce petit commentaire sur El Chano !
    Je me souviens d'une fois où je l'ai vu officier en novillada. J'étais loin et ne l'avais pas reconnu ; brega lamentable, sans raison apparente, et ensuite pose de banderilles magistrale !!! J'ai dis à mes voisins "ce type est comme El Chano, capble du pire et surtout du meilleur"
    Ben non, personne ne peut être "comme" El Chano, il est unique et (trop) rare.

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