samedi 16 juillet 2011

Course au désordre alphabétique

Nul message codé, ni même Javier Conde. Simplement le hasard d'une corrida dont les éléments peuvent figurer sur une même page, tant dans la réalité que dans l'imaginaire. Le dictionnaire encyclopédique taurin polyvalent avait ainsi choisi ses lettres il y a plus d'une semaine maintenant. Pour bien comprendre, le mieux est d'ordonner le tout dans le désordre alphabétique.

Corrida de Toros sur le papier, à Céret, Samedi 9 juillet à 18 heures.

Couto de Fornilhos. Qui étaient annoncés en première instance. Mais ces toros portugais expatriés près de Séville ont fait l'aller-retour entre Céret et les contrées andalouses. En première instance donc, un peu comme au tribunal, jugés impropres par l'ADAC pour cause de cornes suspectes.

Conde de la Maza. Les toros de substitution, sérieux et pointus. Pour la suite, une longue liste sans rien d'élogieux : pas braves à la pique, mous, arrêtés, éteints, sans caste, sans puissance, sans poder ni transmission. Les lidias : plutôt médiocres. Plusieurs estocades affreuses aussi pour mettre fin à la vie publique de certains pensionnaires de Conde de la Maza. Pour ce qui relève des hommes qui les ont affrontés, on note Serafín Marín, coiffé de la barretine au paseo et auteur de quelques beaux gestes à la cape. Rafaelillo, décevant, en baisse, et roublard au mauvais sens du terme. Le seul point positif de son après-midi fut une estocade engagée au quatrième toro. Paco Ureña était le troisième homme, vert et bien peu convaincant.

Corralero. Tel était ce sobrero de Fidel San Román, remplaçant l'infirme titulaire de Conde de la Maza. Infirme, ce numéro 82 de Fidel San Román l'était lui aussi. Boîteux, âgé de plus de cinq ans, haut, lourd et avec des cornes en sang. Il était décasté, et Rafaelillo n'arriva jamais à le tuer avant la fin du temps réglementaire. Le corralero tombant environ cinq secondes après la sonnerie du troisième avis.

CO. Monoxyde de carbone. Peut-être une lointaine allusion métaphorique afin d'évoquer une corrida ennuyeuse ?

Cobla. Pour nous maintenir éveillés ?

Coïncidences ?

Coïmbra. Parce que même un an après, quasiment jour pour jour, on se souvient encore de cette corrida sauvage fournie par cet élevage portugais. Avec notamment Espiao, le premier, qui avait provoqué un tiers de piques épique. Et qu'on le veuille ou non, les souvenirs maintiennent parfois d'une vive flamme notre afición.

Florent

(Image de François Bruschet : encore une fois... Espiao de Coïmbra, Céret de Toros 2010)

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