mercredi 17 août 2011

Novillada de respect en terres catalanes

Collioure, charmant petit village de la Côte Vermeille situé en Roussillon, possède une tradition taurine qui remonte au dix-neuvième siècle. Toutes proches du littoral, ses arènes peuvent facilement être cataloguées comme étant "de plage", où les organisateurs s'y verraient moralement obligés d'y présenter des "spectacles" en adéquation avec cette réputation. Hier, Mardi 16 août, jour de la Saint-Vincent et des fêtes de Collioure, il y avait une novillada des Héritiers de Christophe Yonnet. Fabien Rubio, aficionado catalan, nous donne le récit de ce qui semble être un retour aux fondamentaux.

Ciel et température d'été. Deux tiers d'entrée sur les gradins de l'arène portative qui n'a cependant pas bougé d'un pouce depuis son inauguration en 2001. En piste, six novillos de Christophe Yonnet, d'un trapío respectable – bien qu'ayant perdu du poids après leur voyage – et porteurs de cornes sérieuses et astifinas, qui ont satisfait les aficionados avertis ayant fait le déplacement grâce à la caste proposée au cours de leurs combats. Généralement mal piqués lors du premier tiers, les Yonnet reçurent deux piques chacun, à l'exception du quatrième et du dernier qui en prirent trois. Au moral, les meilleurs novillos étaient les deux premiers car possédant de réelles qualités avec une noblesse encastée. Les quatre autres étaient bien plus exigeants mais loin d'être impossibles.
Côté novilleros, seul Emilio Huertas ainsi que sa cuadrilla (notamment les frères Otero Beltrán, déjà excellents à Céret face aux Irmaos Dias) sont à saluer et ont joué le jeu jusqu'au bout malgré le lot le moins évident de l'après-midi. Carlos Durán a pour sa part montré son manque de bagage, alors que ses deux Yonnet connurent des lidias plutôt mauvaises. Quant à Raúl Rivera, on dira poliment qu'il a expédié les affaires courantes.

Prix au meilleur novillero non attribué. Présidence sérieuse, tout comme l'organisation qui malgré les clichés que l'on pourrait avoir au vu de la géographie de l'arène, a proposé une novillada fort respectable. Avec un salut particulier à l'un des grands artisans de ce renouveau, Yannick Florenza, colliourenc de 23 ans, qui s'est démené pendant de longs mois et bénévolement pour donner aux arènes de son village une couleur vive et une réputation, même si la route est encore longue.

Fabien Rubio

2 commentaires:

  1. Très bonne novillada du point de vue du bétail.
    Un salut respectueux à Yannick qui a su porter cette novillada.

    RépondreSupprimer