lundi 7 novembre 2011

Festibanyes

Culture et tradition catalanes. C'était à la fin de l'été, du côté du Vallespir...

Le traditionnel "Festibanyes" s'est déroulé le 3 septembre dernier dans le village d'Amélie-les-Bains, beaucoup plus connu pour ses thermes que pour cet évènement taurin qui existe depuis 2004. Il est né de l'idée d'un groupe de jeunes aficionados, souhaitant relancer et conserver la culture taurine en Vallespir.

Alors que Barcelone a tiré le rideau et tourné le dos à son histoire taurine, que le mundillo et les maestros du G-10 ne voient qu'intérêts personnels et argent sans se préoccuper du futur, il y a dans des villages comme à Amélie des aficionados qui se battent encore et essayent avec leurs moyens et leur temps de relancer ce qui était jusqu'alors voué à disparaître. Je tenais donc à leur rendre un petit hommage en parlant de Festibanyes 2011.

Il faut savoir que cet évènement se déroule au "Théâtre de Verdure" du village, et que la piste est entièrement montée par les bénévoles de l'association "Afició Catalana". Cette année, il y avait tout d'abord le matin une manifestation (avec entrée gratuite) comprenant "vache à la corde" et "correbous" pour enfants.

Enfin, le plat fort eut lieu l'après-midi avec le "Bous a la plaça". D'une durée de deux heures trente, avec un becerro et huit vaches de la ganadería Hermanos Ozcoz de la province de Saragosse. Le novillero Alejandro de Benito Fernández affronta sans mise à mort le becerro avant que n'interviennent la cuadrilla "Afició Catalana", puis le groupe "Arte y Emoción" (Recortadores de la région de Valencia). Enfin, ce sont les jeunes forcados (âgés de quatorze à dix-huit ans) amadores de Vila Franca de Xira qui ont animé la fin de cet évènement.

Je ne rentrerai pas plus dans les détails, car à ce niveau-là, on ne peut pas faire de reseña comme en corrida ou en novillada. En revanche, il me semble nécessaire d'écrire quelques lignes pour remercier cette association qui fait revivre tous les ans ce que nos grands-parents ont connu.

Enfin pour terminer, il faut souligner que le prix d'entrée à ce "Correbous" était de 5 euros, pour voir un becerro et huit vaches, des recortadores, des forcados, avec en plus l'équipement et la sécurité nécessaires aux soins éventuels de tous les participants. On ne peut que conseiller à certains de prendre exemple, quand on voit que parfois, il y a des petits festivals, des tientas, ou des courses sans picadors (avec trois ou quatre becerros) dont l'entrée est de plus de 10 euros, si ce n'est pas 15.

Étienne Quintana

1 commentaire:

  1. attention ne surtout pas oublier que "Festibanyes" est financé par la municipalité, alors que les organisateurs que tu vises risquent leurs propres deniers pour faire vivre les arenes de Ceret depuis pratiquement 20 ans avec comme seul remerciement des critiques, pauvre aficion ceretane enfin aficion est un bien grand mot .....

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