vendredi 23 décembre 2011

De toutes les couleurs

De toutes les couleurs, c'est ce que veut vous faire voir la préfecture du département voisin, sans états d'âme avec les autres arènes qui pourraient proposer des Toros à la même date. Une sorte de concurrence déloyale...

Plus réjouissant : de toutes les couleurs sont les bichos de Don Fernando Pereira Palha. Un grand bonhomme qui s'est démené pour continuer à faire vivre un encaste des plus rares. La toute première sortie, c'était grâce à l'ADAC, à Céret un matin de 1994. Le mayoral avait fait la vuelta à l'issue de la novillada. Deux ans plus tard, c'était la première corrida de cet élevage, toujours à Céret, et les six magnifiques toros s'appelaient Tangerino, Moleiro, Levrado, Escardado, Padeiro et Gaitero.
De toutes les couleurs ils étaient : negro listón, jabonero, berrendo en negro alunarado botinero, negro zaíno, ensabanado bocinegro botinero, ensabanado capirote en negro botinero lucero. A l'époque, cet élevage sortait sous le nom de Herdeiros de Doña María Do Carmo Palha. Et par la suite, sous celui de Don Fernando Pereira Palha. Ils ont foulé à de nombreuses reprises le sable de Céret, ainsi que celui de plusieurs autres arènes françaises. Les quelques fois où j'ai eu la chance de les voir, j'étais impressionné par ces toros à la beauté à nulle autre pareille, avec toutes ces robes, ces charpentes et ces armures. Au moral, ils justifiaient totalement leur qualificatif de "taureaux de combat".

Car des taureaux de combat, c'est bien ce qu'élève Don Fernando Palha. Et puis, il y eut la "Langue Bleue", ces années d'oubli, et enfin, les retrouvailles à distance, lorsque je vis que ces toros étaient destinés systématiquement aux courses de rues ou aux recortadores. Je pensais que c'était foutu, et que je ne pourrais parler de ces fabuleux toros qu'au passé. Je me suis trompé.
Qu'ils le veuillent ou non, et je pense à ceux qui n'ont d'yeux que pour le troisième tiers, à ces "spectateurs" qui ont peur que des chevaux puissent potentiellement valdinguer, préférant qu'arrive très sereinement et rapidement la faena à la durée comparable à celle d'une orgie. Je pense à ces temps trop modernes, synonymes de rentabilité, où la garantie est recherchée à tout prix. Je pense aussi à ceux qui voudraient barrer la route à notre passion par le biais d'Initiatives Législatives Populaires. Je pense à ces 150 tocards qui pourraient s'enchaîner au milieu de n'importe quel ruedo de France ou de Navarre. Qu'ils le veuillent ou non, l'histoire va poursuivre sa route. En 2012, les bichos de Fernando Palha seront à l'affiche à Orthez. Rien que ça, c'est à la fois beau et inespéré. Ce sera le matin, et sans faire de prédictions, ce sera déjà tellement bien de voir ce nom ainsi que des novillos d'une belle présentation. Et cela ne s'arrête pas là puisque l'après-midi sont annoncés des toros de Veiga Teixeira (d'origine Pinto Barreiros), un autre nom illustre du campo portugais.

Quand on vous annonce qu'il y aura au même endroit et dans une même journée deux élevages que vous aimez et qui vous font rêver, alors cette arène là sera le centre du monde. Et la concurrence ne pourra exister dans une telle hypothèse.

Au passage, on pensera à adresser un grand merci à Xavier et à ses collègues orthéziens. Car l'afición a los toros a encore bien des couleurs.

Florent

4 commentaires:

  1. "De todos los colores", es lo que quiere os hacer ver la capital de la provincia vecina*, sin compasión con las plazas que podrían proponer Toros en la misma fecha. Una forma de competencia sin lealtad...

    Más feliz : de todos los colores son los bichos de Don Fernando Pereira Palha. Un Señor que luchó para continuar a hacer vivir un encaste de los más atípicos. La primera vez, era gracias a la ADAC, en Céret una mañana de 1994. El mayoral dio la vuelta al terminar la novillada. Dos años después, era la primera corrida de esta ganadería, siempre en Céret, y los seis magnifícos toros se llamaban Tangerino, Moleiro, Levrado, Escardado, Padeiro y Gaitero.
    De todos los colores eran : negro listón, jabonero, berrendo en negro alunarado botinero, negro zaíno, ensabanado bocinegro botinero, ensabanado capirote en negro botinero lucero. En la época, esta ganadería salía en los ruedos bajo el nombre de Herdeiros de Doña María Do Carmo Palha. Después, bajo lo de Don Fernando Pereira Palha. Pisaron el ruedo de Céret en muchas ocasiones, y también la arena de otros ruedos franceses. Las varias veces en las cuales tuve la suerte de verles, yo estaba impresionado por estos toros hermosos y únicos, con todos estos pelajes, trapíos y pitones. En el comportamiento, justificaban totalmente el calificativo de "toros de lidia".

    Porque toros de lidia, es lo que cría Don Fernando Palha. Luego, hubo lo de la "Lengua Azul" y varios años de olvido. Por fin, pude recordarles a distancia, cuando vi que estos toros siempre les destinaban a la calle o a los recortadores. Yo pensaba que la historia ya se había acabado, y que no podré hablar de estos fabulosos toros al futuro. Me equivoqué.
    Que lo quieren o no, y yo pienso en los que sólo ven el tercer tercio, en estos "espectadores" que temen los batacazos de los caballos, prefiriendo que llegue rápido y sin problemas para el maestro la faena de muleta, una faena que dure tanto como una orgía. Pienso en estos tiempos modernos, sinónimos de "rentabilidad" y de búsqueda absoluta de la "garantía". Pienso en los que quieren prohibir nuestro culto con Iniciativas Legislativas Populares. Pienso en los 150 tontos que podrían encadenarse en cualquier ruedo de Francia o de Navarra. Que lo quieren o no, la historia va a a seguir. En 2012, los bichos de Fernando Palha estarán en el cartel de Orthez. Sólo eso es hermoso, porque hace poco tiempo era dificil imaginar que sería posible. Será por la mañana, y que bueno saber que habrá este nombre y unos novillos bien presentados. Además, habrá por la tarde Toros de Veiga Teixeira (de procedencia Pinto Barreiros), otro nombre famoso del campo portugués.

    Cuando se anuncie que habrá en un mismo lugar, el mismo día, dos hierros admirables, entonces aquella plaza será el centro del mundo. Y la competencia (con otras plazas) no podrá existir en este caso.

    Le deciremos "Gracias" a Xavier y a sus compañeros de Orthez. Porque la afición a los toros todavía tiene colores.
    Florent

    * = Por primera vez, en 2012, Mont-de-Marsan dará su feria en el mismo tiempo que Orthez. Unos 50 kilómetros separan las dos ciudades.

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  2. Ni lo dude oiga,que Ortez ese dia sera la capital del toro,y cuando hay toros,es cuando puede esistir el toreo,por consiguiente,la capital del toreo. Si dios quiere,alli estaremos.
    Kaparra

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  3. Visca los Quintas da Foz

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  4. Un très gentil article qui réchauffe le coeur et redonne courage.
    Il est vrai que de "ramer" comme nous le faisons depuis 4 ans, pour se retrouver avec des bâtons dans les roues (à aubes) est quelque peu démobilisant.
    Bah! A coeur vaillant rien d'impossible...

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