dimanche 25 septembre 2011

Majorité silencieuse, je te baise !

Lumières bientôt éteintes. Le titre, un écart de langage qui pourrait être assimilé à un signe vengeur de grande frustration. En réalité, il n'en est rien et vous comprendrez plus tard pourquoi. Il fait une magnifique journée en ce Dimanche 25 septembre sur le "Grand Sud-Ouest", et je pense malgré tout à cette probable dernière corrida de l'histoire en Catalogne. Pourtant ce soir, il n'y aura de victoire pour personne, tellement la corrida était devenue jusqu'à aujourd'hui une activité très minoritaire dans cette région. C'est pour cette raison que l'interdiction me semble ridicule, et c'est à distance que j'imagine la "der des der". A mon humble avis, la Monumental de Barcelone méritait tout de même mieux que les toros commerciaux d'El Pilar pour fermer ses portes.
Ici, le ciel est bleu, et je ne sais pour quelle raison je pense à Floirac. Cette ville de Gironde que la Garonne sépare de Bordeaux. Y penser n'est pas un hasard, car le dernier dimanche de septembre marquait jusqu'à il y a cinq ans, la traditionnelle corrida du Cep d'Or dans ces arènes métalliques. A l'heure qu'il est, si le destin en avait décidé autrement, peut-être serais-je à la sortie de cette arène "la plus au Nord du monde", songeant à la corrida qui viendrait d'avoir lieu. Barcelone me serait alors parue bien plus lointaine, et je n'y aurais peut-être qu'à peine pensé. Depuis cinq années, j'ai toujours trouvé très étrange la fermeture des arènes de Floirac, sans cérémonie, sans un mot, dans l'anonymat, le silence et l'indifférence. L'oubli est peut-être la pire des choses, tandis qu'à Barcelone, où la corrida prend fin surmontée d'une prohibition, personne ne la perdra de vue. La fin des Corridas de Toros, notre passion, est un sujet dont on préfère toujours se détourner en l'ignorant. Parfois il vient à l'esprit, et soit on se dit que l'on a de l'espoir, et que ça durera, soit on imagine une fin proche avec dérision, mais au fond, cela nous emmerde pour de vrai.

Alors qu'un éthylotest m'aurait donné perdant un matin de juillet dernier en Gare de Perpignan, je pensais justement à cette question. Pourquoi ? Car je venais de quitter Collioure quelques minutes auparavant, et mon ami Yannick me racontait depuis un certain temps que la tradition taurine de ce village catalan pourrait partir en fumée, sans interdiction, mais là-aussi, dans l'indifférence. Je regrettais par ailleurs de savoir à l'avance qu'il me serait impossible un mois plus tard d'assister à la novillada de Christophe Yonnet. La dernière course à Collioure ? Je ne l'espère pas. Mais voilà, on m'a évoqué tous ces projets municipaux pouvant mettre un terme à l'existence des arènes. Connaissant un peu Collioure, Cité au relief très accidenté, je ne saurais, à l'instar de Yannick, donner un endroit de substitution pour ériger d'autres arènes.
Toutes ces villes, villages, lieux-dits, banlieues, forment une liste quelque peu comparable à une peau de chargin. Barcelone, Floirac, Collioure et d'autres, n'ont pas le même poids à l'échelle taurine. Et je me dis que l'action des opposants à la corrida n'y sera peut-être pour pas grand chose si un jour, tout venait à prendre fin. Ici une interdiction symbolique, là-bas l'abandon, ailleurs des problèmes financiers. Les causes sont bien différentes, mais les conséquences elles, sont les mêmes. Et voir les choses partir en sucette de cette manière me file la frousse quand j'y réfléchis. Pour ce qui est de Collioure, j'espère qu'il y aura une mobilisation de la part des "institutions" taurines, et qu'à l'avenir on y parlera encore de taureaux de combat et d'habits de lumières.

Aujourd'hui, c'est Barcelone qui passe l'arme à gauche. Le Milieu y a scié la branche sur laquelle il était assis, tandis que d'autres y ont défendu la corrida comme des pieds. Mais au fond, cela ne représente pas grand chose, et l'interdiction de la corrida en Catalogne est un peu l'histoire de rien. Et si je dis ça, ce n'est pas pour porter préjudice à la riche histoire pluri-séculaire de la corrida dans cette région, mais bien parce que le fait de l'interdire n'a pas de sens. Jusqu'en 2011, il ne restait qu'une seule arène, Barcelone. Et dès l'an prochain, je me demande bien quelles en seront les conséquences. Une révolution ? Un grand changement ? Un progrès social ? Tu parles !
Le seul problème, c'est que cette interdiction, à connotation politique, peut déclencher ailleurs le débat sans qu'il n'y ait pour autant des raisons apparentes de l'évoquer. Le coupable : les médias ! Dès qu'il se passe quelque chose en un lieu, il faut absolument reporter la question ailleurs. Comme par exemple : "A Barcelone, les corridas ont été interdites, et il faudra en conséquence multiplier les sondages et les échos afin de savoir ce qu'il en sera dans les autres régions d'Espagne ainsi qu'en France". Putain de machine médiatique ! Une véritable broyeuse, qui en a fini avec la corrida en Catalogne. Et demain ?
Car il faut s'y attendre, les médias lanceront le débat maintenant, cet hiver, ou plus tard, en faisant enfler démesurément la question comme s'il s'agissait d'un enjeu national. Pourtant, la corrida, en France, est quelque chose de mineur, périphérique à la vie de la nation. A grands coups de sondages et de désinformations, les médias pourraient un jour faire passer cette question au premier plan, en multipliant les amalgames et les comparaisons douteuses, ce qui est déjà un peu le cas, en filant la rage et la nausée aux aficionados, impuissants devant cette machine qui parfois pousse la démocratie jusqu'à la perversion.
Par moments, les moyens d'informations me font peur. Tandis que lorsque les antis-corridas manifestent devant les arènes de France, et ce n'est pas toujours le cas, cela me fait doucement sourire, car leur nombre ne dépasse même pas celui d'une équipe de rugby sans remplaçants. Pourtant, quiconque désintéressé par la corrida lirait certaines coupures de presse ou regarderait la télévision serait persuadé du contraire.

Aussi, les antis-corridas, dont je n'aime pas parler car leur présence dans la réalité est tellement futile, ne se privent jamais pour s'arroger ce qu'ils appellent la majorité silencieuse ou l'opinion publique. J'oubliais que pour que vive quelque chose dans un pays, celle-ci devait être approuvée par les sondages et par la majorité. Pourtant, comme dit plus haut, chacun sait que la corrida représente en France quelque chose de minoritaire. L'opinion publique, la majorité silencieuse, sont à mes yeux des concepts éloignés du monde réel. Toutefois, je suis assez pessimiste sans pour autant penser à la catastrophe. Mais je suis convaincu, ce soir il n'y aura de victoire pour personne.

Florent

vendredi 23 septembre 2011

Ces très chers ultras

Ils ne sont pas venus. Où c'est qu'ils étaient ? Où c'est qu'ils sont ? Oh les cons !

Au cours d'une saison taurine, on voit toujours naître de la part des plumes ou claviers autorisés des qualificatifs laudateurs concernant une catégorie de gens étranges : les ultras, les aigris, les gardiens du temple, les coupeurs de cheveux en douze, les voyeurs, les éternels insatisfaits, les ayatollahs, les grincheux, voire même les viandards ! Si, si ! Cette dernière appellation est authentique et m'avait par ailleurs fait beaucoup rire il y a quelques années maintenant, lorsqu'elle fut utilisée par le chantre de la tauromachie en France, vous devinerez. Je ne me souviens plus de la teneur exacte du papier contenant ce coquet surnom, mais il devait être un aveu d'énervement. Du style : Non, ce ne sont pas des aficionados a los toros, ce sont des Viandards ! Point barre.
Si je viens à évoquer aujourd'hui cette catégorie diabolisée, c'est pour rebondir sur un discours à la mode qui me lasse profondément. En effet, combien de fois a-t-on pu lire ces derniers temps des sentences du genre "Un tiers d'arène pour la corrida-concours d'Arles. Où étaient donc les toristas ?"
Pour ma part, le thème du remplissage des arènes un jour de corrida est bien le dernier sujet sur lequel je me verrais débattre. Par ailleurs, il s'agit-là d'une question difficile à aborder, car je ne pense pas être le mieux placé pour en rendre compte. Pour être honnête avant d'entamer mon propos, je reconnais qu'il m'est arrivé à plusieurs reprises de ne pas avoir à payer une entrée aux arènes, mais jamais pour le compte de ce blog. Et puis quand on a vingt ans... Bref, trêve de populisme de ma part. Trois lignes c'est largement suffisant !

Dans tous les cas, l'idée de poser l'interrogation du "pourquoi certaines personnes ne sont pas venues ?" ne me viendra jamais à l'esprit. Après tout, les gens sont libres de se déplacer et de payer pour les courses de leur choix. Pour ce qui relève des corridas où le remplissage n'a pas été jugé "satisfaisant", je serais curieux de savoir sur quoi se fondent certains imposteurs pour stigmatiser l'afición a los toros et se livrer à d'effroyables amalgames. Après tout, pourquoi ne s'en prennent-ils pas également – et j'invente – aux m'as-tu vu ? A ceux qui s'en foutent ? Aux spectateurs occasionnels ? Aux plagistes ? A ceux qui écrivent avec la main sous la table en quête du prix Hemingway ? Et que sais-je encore.
Que les revisteros, photographes, ou multi-fonctions pointent du doigt lors de courses sérieuses l'absence des personnes habituées aux corridas commerciales et qui y vocifèrent "des toros ! des toros !" lorsque les bêtes sont trop indigentes, cela reste encore acceptable sur le plan moral. Mais s'en prendre façon vindicte populaire aux aficionados a los toros, c'est encore autre chose, impossible à cautionner. Au cours de la dernière corrida-concours d'Arles, peut-être que les plumes autorisées ont pensé qu'il y avait 50 000 aficionados a los toros en France, et qu'il aurait en conséquence dû y avoir une queue à la taquilla allant jusqu'à Saint-Martin-de-Crau.

Ce qui me gêne personnellement, c'est que les personnes qui dénigrent en utilisant les termes "ultras" ou "ayatollahs", ne savent généralement pas ce qu'est de payer une place aux arènes. Dans le cas inverse, si elles avaient dû mettre la main au portefeuille pour toutes les courses vues à l'oeil au cours d'une saison, probablement qu'elles se retrouveraient à la fin de celle-ci avec au maximum un tube de dentifrice dans leur besace.
Bien évidemment, il s'agit-là de mes convictions. Mais il me semble bien que ceux qui dénoncent des "vides" sur les tendidos sont en partie responsables de cette réalité. Car oui, lorsque l'on préfère en faire des tonnes pour les courses à paillettes, à la fois celles des stars vêtues de lumières, et celles des toros de Victoriano del Río qui se font flasher par les radars Landais, tout en laissant une place très mineure à la couverture des corridas et novilladas de respect, on devient forcément un peu coupable du constat que l'on dresse ensuite. Encore une histoire de pompiers pyromanes. Et si plutôt que d'encenser les triomphes galvaudés ou les faenas de 80 passes devant des bêtes dociles, ils s'étaient mis dans leurs reseñas à valoriser le Toro, la lidia, et les arènes sérieuses. Qu'en serait-il ?

Florent

lundi 19 septembre 2011

Le Val d'Éliane

Pure fiction. Voici l'histoire d'une Dame, bourgeoise, d'un âge certain, regagnant attristée et lassée ses contrées parisiennes à la suite de ses derniers périples taurins. Son moral n'était nullement rassuré, tellement la garantie promise lui semblait inévitable. La corrida, un magnifique spectacle selon elle, au début une simple distraction, puis peu à peu, un passe-temps à plein temps, à la recherche d'art, de ballets et d'émerveillement.
Se rendant chaque saison partout "où ça brille", elle s'était habituée à voir chaque après-midi les hommes vêtus de lumières quitter l'arène sur une paire d'épaules. Cette année, elle remarque que toutes ces sorties triomphales ont été bien moins fréquentes. Elle s'inquiétait, car de physiques, elle trouvait que les taureaux n'avaient pas changé, toujours aussi agréables et jolis. Cependant, ces petits taureaux élégants, qu'elle trouvait jusqu'à l'an passé doux et à la bonté abondante, sont aujourd'hui devenus à ses yeux bien tristes, car sans aucune force et souvent figés. Déjà, aux alentours du quinze août, elle voyait l'automne voire même l'hiver arriver à grands pas, car les taureaux ne permettaient pas le succès aux vedettes qu'elle était venue voir.
Alors, devant tant de déceptions et de mélancolie, elle décida de joindre un ami de longue date, assidu à toute lecture taurine, et qui pourrait éventuellement l'aiguiller sur certaines de ses interrogations. D'emblée, elle demandait à son interlocuteur si partout ailleurs cette année, les spectacles avaient été aussi piètres. Elle reprenait la métaphore du vin, et tentait de se rassurer en se disant que la cuvée tauromachique n'était pas bonne, et qu'il ne s'agissait là que d'un accident. Au cours de la conversation, elle ne parvenait pas à déchiffrer totalement ce que lui affirmait son ami, puisqu'affublée d'un malheureux problème de surdité. Il lui parlait de manière lente, et les termes castillans qu'il utilisait ne pouvaient se démarquer de son espagnol scolaire, appris dans sa jeunesse maintenant lointaine. Il prenait le soin d'appuyer sur chaque syllabe, et même sur chaque lettre.
Et puis, la Dame a vu ses craintes s'amplifier. Elle commençait à comprendre qu'en d'autres lieux où elle ne s'était pas rendue, il y avait eu des courses de taureaux d'un grand intérêt. Car lui était catégorique, il avait beau lire et relire les chroniques de certaines corridas et "novillades", il lui confiait qu'ailleurs, il y avait effectivement eu bien mieux. A un moment, en évoquant l'une de ces courses, il alla jusqu'à affirmer avec certitude qu'il était question de la "Novillade" de l'année en France, tellement il accordait une grande confiance aux écrits des plumitifs.
A cause de ses inconvénients auditifs, la brave Dame ne parvenait pas à comprendre toutes les paroles de son ami. Pourtant, elle reprenait avec étonnement "Je n'ai pas entendu le nom du village auquel vous faisiez référence mon cher, vous parliez de taureaux âgés de trois à quatre ans, costauds, allant chacun trois ou quatre fois au cheval, solides, combatifs et donnant de l'émotion." Un peu plus tard dans l'échange téléphonique, elle ajouta d'un air surpris "Ils provenaient du Val d'Éliane ces taureaux si combatifs ? Savez-vous dans quelle région se situe ce lieu ?"
Car elle s'était faite à l'idée qu'il existait un lieu-dit du nom de Val d'Éliane, où seraient élevés des taureaux de combat particuliers, quelque part à un endroit jonché entre les trente-six mille communes de France. Aussi, son ami lui faisait part de la "novillade" de la veille dans le même village. Cette fois encore, il paraît que les taureaux étaient combatifs et fort intéressants. Elle, restait rêveuse devant les noms si poétiques de ces élevages de taureaux "L'amour, terre à graver. Puis le lendemain, Val d'Éliane."
Bien qu'elle n'ait pu saisir tout ce que lui rapportait son interlocuteur, la Dame voyait sa curiosité grandir devant tous ces éléments. Depuis sa découverte de la corrida et des arènes, elle cherchait sans cesse l'art, le sublime, la douceur et le succès de l'homme, mais là, c'était la première fois qu'on lui décrivait le taureau ainsi, avec cette dimension de combativité. Elle ignorait même que cela pouvait exister.

Florent

samedi 10 septembre 2011

Édifiant palmarès

Malheureusement, le taureau de combat ne se situe qu'en arrière-plan. Au cours de discussions récentes, certains cadres des villes taurines de France ont désiré instaurer un débat quant aux sommes empochées par les toreros vedettes dans les grandes arènes (en taille) du pays. La prise de conscience est avant tout financière, et au fond de la toile plane à un degré moindre la question des toros qu'affrontent les vedettes dans l'Hexagone.
Récemment on a senti, bien plus que d'accoutumée, la réaction de la critique taurine face à la sortie de bêtes indignes dans les ruedos de France pourtant situés en première catégorie à l'UVTF. Le physique des pensionnaires de La Quinta envoyés à Mont-de-Marsan et à Dax a sonné l'heure d'un petit réveil. Ces derniers jours encore, on a pu par exemple lire que la Commission Taurine d'Arles avait refusé le lot de Daniel Ruíz débarqué dans les corrales pour manque de présentation. A la place, l'empresa s'en est allée chercher des "toros" de substitution, chez Zalduendo...
Face aux méconnaissables Buendías de La Quinta : El Juli ! Face aux Zalduendos remplaçant aujourd'hui les Daniel Ruíz à Arles : El Juli !
Certes, il n'est pas le seul car ses camarades y sont aussi pour quelque chose. Mais lorsque Monsieur Julián López Escobar "El Juli" évoque son amour pour le "modèle français", à quoi pense-t-il ? Parle-t-il des arènes de France sérieuses et qui respectent sans concessions le Toro et la lidia ? Ou alors, peut-être songe-t-il au fait que chaque année, il puisse à Palavas comme à Nîmes, à Mont-de-Marsan comme à Istres, affronter les mêmes adversaires en ce qui concerne la présentation ? Il n'est nullement nécessaire de se pencher démesurément sur la question pour savoir que ces adversaires ne sont pas autre chose que des mièvres collaborateurs.
Plutôt que d'imposer ses toros dans les arènes de France, on aimerait voir El Juli justifier son rang. Pour un type qui se prétend numéro un, ce n'est pourtant pas viser la lune : JUSTIFIER SON RANG ! A la place, notre homme se contente de cette situation qui lui plaît, et cela lui permet "d'inventer des toros" au cours de corridas commerciales, corridas du mensonge, qui sont pourtant annoncées sur le papier comme "Corridas de Toros". On l'aura constaté, les "gestes" dont parle souvent El Juli sont en réalité rarisssimes.
Et si on se livre à une revue de presse sur plus d'une décennie, on voit en fait qu'en France, le contexte n'a jamais changé. Vous verrez, la liste n'est pas exhaustive, j'ai fait avec ce qui me venait sous la main, provenant de sources variées. Et c'est alors que l'on se dit avec effroi : des précédents ? Il n'y a que ça.

Dax. Mardi 16 août 2011. Toros de La Quinta pour Curro Díaz, El Juli et Miguel Angel Perera.
""Des toros, des toros!" scandait le public à la fin de cette dernière corrida." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Béziers. Vendredi 12 août 2011. Toros de Daniel Ruíz pour Enrique Ponce, El Juli et Sébastien Castella.
"Six picotazos suffirent à calmer leurs ardeurs, et furent même de trop pour certains." Laurent Deloye "El Tico". Corridafrance.fr.

Mont-de-Marsan. Mardi 19 Juillet 2011. Toros de La Quinta pour Curro Díaz, El Juli et Thomas Dufau.
"Toros de La Quinta, tout petits, maigres, légers, faibles et protestés."
Mont-de-Marsan. Vendredi 15 Juillet 2011. Toros de Garcigrande pour El Juli, Daniel Luque et Thomas Dufau.
"Toros de Garcigrande, d'agréables gabarits, commodes d'armures, bravitos en huit piques pour une chute, et d'une candide noblesse dépourvue d'émotion. [...] Je suis sorti avec l'impression d'avoir assisté à un paisible spectacle ayant un lointain rapport avec la corrida." Marc Lavie. Semana Grande.

Nîmes. Jeudi 9 Juin 2011. Toros de Victoriano del Río pour El Juli, Sébastien Castella et Patrick Oliver.
"El Juli accueillit le petit second par bonnes véroniques et demie. [...] Face au quinto pauvrement armé..." Patrick Colleoni. Torobravo.fr.

Nîmes. Vendredi 17 Septembre 2010. Corrida mixte. Toros de Santiago Domecq pour Mendoza. Toros de Garcigrande pour El Juli et El Cid.
"Le premier toro de Garcigrande fut protesté dès son entrée en piste pour manque de présentation." Semana Grande.

Arles. Samedi 11 Septembre 2010. Corrida goyesque. Toros de Daniel Ruíz pour El Juli et Juan Bautista.
"Leur statut d'aimables toros pour vedettes. Ils ont une bravoure lisse, sont piqués a minima, chargent sans faire d'embrouilles et certains avec de la classe, offrent le succès sur un plateau." Jacques Durand. Libération.

Mont-de-Marsan. Samedi 17 Juillet 2010. Toros de Garcigrande pour Enrique Ponce, El Juli et Matías Tejela.
"Toros de Garcigrande, très justes de présentation les deux premiers. [...] excellent le cinquième (très "bonito" de tête) primé d'une vuelta posthume malgré son combat anodin face à la cavalerie..." André Viard. Terrestaurines.com.

Istres. Vendredi 18 Juin 2010. Toros de Torrehandilla pour Javier Conde, El Juli et Sébastien Castella.
"Juste de force et de tête, la corrida de Torrehandilla qui a permis la sortie en triomphe de Juli et Castella..." Frédéric Pascal. Terrestaurines.com.

Nîmes. Lundi 24 Mai 2010. 3 Toros de Zalduendo pour El Juli et 3 de Núñez del Cuvillo pour Sébastien Castella.
"Il n'y eut pas de sorteo comme le règlement le prévoit. El Juli eut trois Zalduendo qui sortirent avec de la classe mais peu de forces le premier, vite éteint le troisième et "doblando las manos" le cinquième. [...] Tous discrètement présentés, ce qui enleva de la catégorie à ce mano a mano." Agence EFE.

Arles. Vendredi 2 Avril 2010. Toros de Domingo Hernández pour El Juli, Sébastien Castella et Marco Leal.
"Toros de Domingo Hernández, discrets de présentation, dépourvus de trapío et commodes d'armures, manquant de forces et sans race pour la plupart." Florent Moreau. Semana Grande.

Béziers. Jeudi 13 Août 2009. Toros de Santiago Domecq pour Enrique Ponce, El Juli et Sébastien Castella.
"Des toros de Santiago Domecq mal présentés et sans caste ruinent l'après-midi." Joël Jacobi. Signes du Toro – France 3.

Mont-de-Marsan. Mardi 21 Juillet 2009. Toros de Zalduendo pour El Juli, Miguel Angel Perera et Daniel Luque.
"Honte pour l'éleveur, Fernando Domecq. Comment peut-on en arriver à produire ça et à oser le présenter au public ? 6 animalcules mal foutus, certains si chétifs qu'on avait envie de leur tendre une poignée d'avoine; qui plus est affublés de cornettes comme plantées sur le frontal au hasard. Et le moral à l'avenant : grattant, trébuchant, refusant de charger." Velonero.blogspot.com.

Nîmes. Jeudi 28 Mai 2009. Toros de Zalduendo pour Julio Aparicio, El Juli et Sébastien Castella.
"Toros de Zalduendo, petits, manquant de présence et de trapío, faibles et nobles." Christophe Chay.

Nîmes. Vendredi 19 Septembre 2008. Toros de Daniel Ruíz pour El Juli, seul contre six.
"Toros de Daniel Ruíz, discrètement présentés, douteux d'armures, peu piqués et nobles." Barquerito.

Arles. Samedi 13 Septembre 2008. Corrida goyesque mixte. Toros de Gutiérrez Lorenzo pour Mendoza. Toros de Zalduendo pour El Juli et Juan Bautista.
"Toros de Zalduendo, discrètement présentés, limités de force, maniables mais sans transmission." Christophe Chay.

Dax. Samedi 6 Septembre 2008. Toros de Montalvo pour El Juli et Juan Bautista.
"Toros de Montalvo, de peu de présence, discrets d'armures, faibles, peu piqués et nobles à divers degrés (d'une extrême docilité les deux derniers)" Marc Lavie. Semana Grande.

Mont-de-Marsan. Mercredi 23 Juillet 2008. Toros de El Ventorrillo pour El Juli, José María Manzanares et Miguel Angel Perera.
"Toros d'El Ventorrillo, corrects de gabarit, peu pointus, monopiqués à l'exception du cinquième, nobles mais vite éteints." Marc Lavie. Semana Grande.

Arles. Samedi 22 Mars 2008. Toros de Domingo Hernández pour El Juli, Juan Bautista et José María Manzanares.
"Est-il nécessaire de parler de la corrida de Domingo Hernández tant elle fut médiocre ? Comme toujours devant ce type de corrida, El Juli fut très bon." Velonero.blogspot.com.

Nîmes. Samedi 15 Septembre 2007. Corrida mixte. Toros de Carmen Lorenzo pour Mendoza. Toros de García Jiménez pour El Juli et Juan Bautista.
"2 Toros de Peña de Francia, 1 de García Jiménez (3e) et 1 d'Olga Jiménez (4e), de petits gabarits et de peu de race." Semana Grande.

Bayonne – Dimanche 2 Septembre 2007. Toros de Garcigrande pour El Juli, Sébastien Castella et Eduardo Gallo.
"Toros de Garcigrande, bas, commodes d'armures et décastés en général. [...] Les toros de Garcigrande, agréables en corpulence pour les toreros et coiffés courts..." Marc Lavie. Semana Grande.

Mont-de-Marsan. Lundi 23 Juillet 2007. Toros de Vellosino pour Curro Díaz, El Juli et José María Manzanares.
"Toros de Vellosino, inégalement présentés, certains laids de formes et d'armures, d'autres plus typés comme les deux derniers, mais en général décastés et donnant peu de jeu." Marc Lavie. Semana Grande.

Palavas. Mardi 8 Mai 2007. Toros de García Jiménez pour El Juli, Juan Bautista et José María Manzanares.
"Discrètement présentés, faibles, maniables et fades [...] Face à un bétail trop faible et manquant souvent de race..." Christophe Chay.

Nîmes. Vendredi 15 Septembre 2006. Corrida mixte. Toros de Gutiérrez Lorenzo pour Mendoza. Toros de Domingo Hernández pour El Juli et Cayetano Rivera Ordóñez.
"Commodes d'armures, bravitos (cinq piques) et gentillets bien qu'un tantinet fades." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Mont-de-Marsan. Mercredi 19 Juillet 2006. Toros de García Jiménez pour Morante de la Puebla, El Juli et Eduardo Gallo.
"L'indigne clôture. Ne mâchons pas nos mots, nous avons honte de cette clôture montoise. Qu'a donc fait le Plumaçon pour mériter un lot aussi indigne de présentation ? Des armures ridicules et des pointes en plumeau, ainsi qu'un physique de novillos pour les trois premiers." David Bessières. Semana Grande.

Nîmes. Lundi 16 Mai 2005. Toros de Daniel Ruíz pour César Rincón et El Juli.
"Faibles et impropres à la lidia, les Daniel Ruíz n'ont jamais justifié leur cartel." Régis Merchan. Barrera Sol.

Nîmes. Samedi 5 Mars 2005. Toros de Montalvo pour Javier Conde, El Juli et Miguel Angel Perera.
"El Juli trouva le moyen de ressusciter un Montalvo sans force et fade." Christian Cartoux. Barrera Sol.

Nîmes. Vendredi 17 Septembre 2004. Toros de Fuente Ymbro pour Curro Díaz, El Juli, Sébastien Castella.
Deuxième toro. "Protestón" n°32 negro bragado 464 kg (né en juillet 2000)
Cinquième toro. "Lavandero" n°80 negro bragado 471 kg (né en juillet 2000)
Les six "toros" du lot étaient nés entre juillet et septembre 2000.

Nîmes. Samedi 28 Février 2004. Toros de Luis Algarra pour Finito de Córdoba, Francisco Rivera Ordóñez et El Juli.
"Multipliant les génuflexions et les chutes sur le sable, faisant immédiatement réaliser que la corrida risquait de sombrer dans la déception et l'apathie, les toros du deuxième volet de Primavera (à une exception près, le quatrième du lot), ont rapidement réduit à néant tous les espoirs. Ils ont surtout, par leur faiblesse désolante, rendu davantage présent le froid ambiant de ce samedi sans lumière." Roland Massabuau. Midi Libre.

Nîmes. Samedi 20 Septembre 2003. Toros de Zalduendo pour El Juli, César Jiménez et Julien Miletto.
"Toros de Zalduendo, légers, discrets d'armures, nobles mais mous et sans grandes forces." Semana Grande.

Dax. Mercredi 13 Août 2003. Toros de Victoriano del Río pour Morante de la Puebla, El Juli et César Jiménez.
"Les six toros de Victoriano del Río, bien roulés (de 500 à 558kg; moyenne : 537) et d'armures aimables, avaient un fond de classe certain mais, hélas, une bravoure limitée (six rencontres) due à des signes de faiblesse que l'on connaît chez cet élevage." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Bayonne. Samedi 31 Août 2002. Toros de Parladé pour Finito de Córdoba, José Tomás et El Juli.
"Six toros du fer de Parladé, propriété de Juan Pedro Domecq, irréguliers sur la bascule (de 460 à 548 kilos; moyenne 490), corrects d'armures, d'un jeu "faiblote" (huit picotazitos...) mais nobles et comestibles pour la plupart." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Bayonne – Dimanche 11 Août 2002. Toros de Jandilla pour Miguel Abellán, El Juli et Sébastien Castella.
"Pour tout avouer, M. Borja Domecq ne fera pas, dans les archives, référence outre mesure à son lot combattu hier à Lachepaillet. Ses sujets nous semblèrent en effet souvent décastés." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Dax. Dimanche 9 Septembre 2001. Toros de Torrealta pour Enrique Ponce et El Juli.
"Un lot de Torrealta faiblard au possible. Huit picotazos pour les six toros !" Régis Merchan. Barrera Sol.

Dax. Samedi 11 Août 2001. Toros de Joaquín Núñez del Cuvillo pour Víctor Puerto, El Califa et El Juli.
"Au banc des accusés, se présentèrent primo six toros de Joaquín Núñez del Cuvillo, d'une prestance cautionnable, mais selon nous excessive sur la bascule. Le tiers-temps chevalin fut accepté sans génie et prolongé d'un comportement à la muleta aussi fade, faible, mou et décasté qu'un sandre de 3 semaines au frigo." Vincent-Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Arles. Vendredi 13 Avril 2001. Toros de Victoriano del Río pour Enrique Ponce, El Juli et Juan Bautista.
"Six toros de Victoriano del Río, justes de présentation et de forces, nobles la plupart." Barrera Sol.

Dax. Samedi 12 Août 2000. Toros de Torrestrella pour Manuel Caballero, Morante de la Puebla et El Juli.
"M. Alvaro Domecq, propriétaire de la devise de Torrestrella, avait fourni un cheptel homogène (de 483 à 525 kilos sur l'ardoise; moyenne, 492), mais léger de gabarit et surmonté d'armures "reposantes" dont certaines "finitions" furent contestées." Vincent Bourg "Zocato". Sud-Ouest.

Mont-de-Marsan. Mercredi 19 Juillet 2000. Toros de El Torreón pour Morante de la Puebla, Miguel Abellán et El Juli.
"Corrida très inégale de présentation, 4° et 5° se sauvant par leur poids et leurs armures. Malheureusement plusieurs pitones astillados soulevèrent les protestations, au point que le sixième dut être renvoyé." Patrick Beuglot. Toros2000.com.

Nîmes. Vendredi 18 Septembre 1998. Toros de Daniel Ruíz pour José María Manzanares, Ortega Cano et El Juli (qui prenait l'alternative).
"Par la faute des taureaux de Daniel Ruíz, cumulant les tares communes aux lots réservés aux stars, sans en avoir les qualités." Rémy Loury. Midi Libre.

Florent

dimanche 4 septembre 2011

Défaite par abstention

Sur tapis vert j'ai perdu. Une défaite qui pourrait être difficile à admettre si j'avais été un Footix, cherchant à tout prix l'évènement et l'allégresse des sorties en triomphe. Mais il n'est pas question de football, discipline qui se joue à onze contre onze et où à la fin il paraît que "c'est toujours les allemands qui gagnent", ni même de sport en général. Le domaine dans lequel je suis obligé de reconnaître ma défaite en ce jour, c'est le "Décasthlon". Certes, ce nom possède une forte connotation sportive et l'on pourrait même penser qu'il est homologué sur le plan Olympique. Mais il n'en est rien, et son principe est très simple. Le décasthlon, tout le monde peut y jouer, toutes générations confondues, et il s'agit en réalité d'assister à dix corridas décastées en dix jours d'affilée. Avec un porte monnaie large et une tendance masochiste terrible, cette discipline semble très jouable chaque année de Mars à Septembre. Pour 2011, je me suis abstenu, mais patience, car je commence dès aujourd'hui à faire des économies pour l'an prochain afin de pouvoir me taper en dix jours : Daniel Ruíz, Jandilla, Zalduendo, Torrealta, Victoriano del Río, García Jiménez, Miranda de Pericalvo, El Pilar, Montalvo, José Vázquez et bien d'autres encore ! D'ici là, la tentation me sera peut-être passée et je savourerai la même cuisante défaite qu'en 2011.
A l'heure où j'écris, j'ai surtout une pensée pour ceux qui couvrent ces évènements, en relatant à chaque fois et de bonne foi que les toros ont offert un "jeu extraordinaire, des grandes embestidas, et une magnifique toréabilité". Parfois, quand la réalité a été d'un médiocre abyssal, les hommes et femmes de terrain décrivent les toros comme "pas assez collaborateurs", "un peu justes de forces", histoire de passer la pommade et éviter d'employer le terme "invalides". En tous cas, pour ces courses-là, jamais on ne parle de trapío, de caste, de poder, ni même de tercios de piques.
Décasthlon ? Compassion pour ses champions.

Florent