dimanche 1 janvier 2012

2012

2012 vient de pointer son nez. Loin de moi l'envie de m'adonner à un quelconque "discours formel". Dans la grande histoire de la tauromachie, cette année représentera quelques commémorations diverses... Bien évidemment, les dates qui vont suivre sont aléatoires et ne représentent en aucun cas une liste exhaustive.

En 2012, il n'y aura pas de Toros du côté espagnol de la Catalogne. Comme moi, vous connaissez très bien les sombres raisons de ce fait. Un trait a été tiré sur une histoire taurine dense. En espérant simplement qu'il ne s'agisse pas là d'une tâche d'huile prête à s'étendre. A l'inverse, si seulement il pouvait y avoir un retour en arrière...

Il y a dix ans. En 2002, c'était le retour de la tauromachie à Carcassonne, avec la célébration d'une novillada non piquée. Cette histoire s'était arrêtée en 1954. Mais il y a soixante ans, le 8 Juin 1952, la tauromachie revenait déjà à Carcassonne après trente-huit ans d'absence. A l'affiche, une corrida d'Infante da Cámara pour Pepe Dominguín, Luis Miguel Dominguín et Humberto Moro, dans des arènes en bois provenant de Canet-Plage où elles étaient installées l'année précédente.

Toujours dix ans en arrière. C'était le retour des Toros en région toulousaine, à Rieumes, avec une novillada de Christophe Yonnet le 22 septembre 2002.

En 2002, c'était la première de la série des corridas-concours d'Arles. Cette année-là, le toro Pianillero de María Luisa Domínguez Pérez de Vargas remportait le prix. Mais c'est certainement le María Luisa de 2009 qui restera le plus dans les mémoires...

Un peu plus loin, il y a vingt ans. En 1992, le formidable Garapito de Palha illuminait le ruedo de Vic-Fezensac. Toujours cette année-là, l'héroïque José Pedro Prados "El Fundi" connaissait un triomphal et à la fois accidenté seul contre six toros de Justo Nieto à Alès, il ne put en tuer que trois. En 1992, les toros portugais de Conde de Murça brillaient à Céret. En 1992, la tragédie planait par deux fois au-dessus des arènes de Séville, avec comme victimes les banderilleros Manuel Montoliú et Ramón Soto Vargas.

En 2012, ce sera la vingt-cinquième édition de "Céret de Toros". Les arènes elles, fêteront leurs quatre-vingt-dix ans, puisqu'elles ont été inaugurées en 1922.

Il y a vingt-cinq ans. Le 25 Octobre 1987, la tauromachie reprenait du côté de Bordeaux. Plus précisément à Floirac, pour une durée de dix-neuf ans.

En 2012, ce sera le quarantième anniversaire de la traditionnelle Corrida des Fêtes d'Orthez. Et également les quarante ans de l'inauguration des arènes d'Aire-sur-l'Adour.

En 2012, il sera question de la cinquantième année de Toros sans interruption à Parentis-en-Born. Une histoire sans coupure depuis la novillada d'Infante da Cámara de 1963.

A Bilbao, les arènes de "Vista Alegre" vont fêter leurs cinquante ans, elles furent inaugurées en 1962.

Il y a cinquante ans. C'était la dernière course de taureaux de l'histoire à Marseille, dans les arènes du "Boulevard de Paris" (sic). C'était le 1er Juillet 1962, avec une novillada de Pouly pour le rejoneador Charles Fidani et les novilleros Víctor Ruiz "El Satélite" et Antonio Segura "El Malagueño".

Il y a soixante ans. Le 17 août 1952, c'était la première novillada avec picadors à Roquefort-des-Landes, un an après l'inauguration des arènes.

Toujours soixante ans en arrière. Le 14 Avril 1952 à Arles, c'était la présentation en France de l'élevage de Guardiola, avec cinq toros du fer de Guardiola Fantoni et un de Guardiola Domínguez pour les matadors Pepín Martín Vázquez, Agustín Parra "Parrita" et Jerónimo Pimentel. Ce jour-là d'après les dépêches officielles, les Guardiolas prirent vingt-cinq piques et provoquèrent trois batacazos...

Parce que l'histoire de la corrida fait parfois rêver. Certes, comme je le dis souvent et il ne faut pas l'oublier, "il n'y a pas que les Toros dans la vie". Mais parce que c'est notre passion, nous dévorant parfois jusqu'à l'inexplicable, j'espère que cette histoire-là durera encore longtemps, sans concessions sur la présentation du Toro, sur le tiers de piques, et plus généralement sur les valeurs qu'elle représente.

Bonne année 2012 à tous.

Florent

2 commentaires:

  1. Florent,
    Je ne sais pas ni ne veux pas savoir où tu vas piocher tes infos....
    Mais que c'est intéressant, passionnant, même, de lire ces détails des corridas et de l'aficion qui ont marqué l'histoire taurine de notre sud.
    Enhorabuena, feliz año nuevo, y fuerte abrazo!

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