jeudi 15 mars 2012

Flatteur

Valencia. Hier, Mercredi 14 mars. Corrida de Valdefresno, d'encaste Atanasio Fernández-Lisardo Sánchez, une chose pas inintéressante par les temps qui courent. Mais c'est à distance. Sur l'écran, la corrida commence à dix-sept heures. La télévision ôte énormément à la corrida, et il est impossible d'admettre qu'une course puisse être suivie intensément par cet intermédiaire. Mais puisque c'est le début de saison, la télé est utile ne serait-ce que pour se faire une idée, et dans l'attente de se rendre aux arènes dans les semaines ou les mois qui viendront.

Deuxième toro de l'après-midi, baptisé Lisonjero. Numéro 67, né en octobre 2006, soit presque cinq ans et demi, et seul cinqueño du lot. Lisonjero, cela veut dire "flatteur" en français. Il rentre en piste, il est sérieux, bien armé, les cornes pointant vers le ciel. Et il paraît vraiment imposant, pourtant, le panneau affiche 485 kilos...
Lisonjero est un beau toro, à l'habit hivernal, barbu, et poilu comme un bison. Il aurait même pu être appelé Bisonjero.
En Atanasio typique, il s'est montré suelto dans les premiers tiers, remuant aux quatre coins du ruedo. Sa lidia n'a pas été bonne, puisqu'à la première rencontre, il alla sur le picador de réserve, pour pousser longuement avec bravoure, et recevoir malheureusement une interminable pique trasera. La deuxième rencontre sur le cheval titulaire se fit sans mise en suerte là non plus. Et le châtiment fut plutôt bref.

Chez Lisonjero, on découvrait petit à petit que sa mobilité serait permanente. Cependant, il ne pouvait cacher un léger manque de forces, parfois gênant. Après tout, on peut trouver des excuses plus ou moins de bonne foi, comme la mauvaise lidia, le début de saison (nous ne sommes qu'en mars), ou encore cette caractéristique assez répandue qu'est la faiblesse chez Valdefresno, et comme c'est aussi le cas chez Puerto de San Lorenzo.

Puis vint le troisième tiers. Lisonjero était encasté, avançant au galop et trébuchant parfois. Face à lui, le jeune mexicain Diego Silveti passa d'entrée près de la correctionnelle sur un excès de confiance. Au fil de la faena, le toro s'avérait gaillard et pas évident. Encasté et noble, il ne mettait pas simplement et bêtement la tête, mais envoyait plutôt tout son corps dans la muleta du torero, avec le museau proche du sol, soit beaucoup de fijeza. Courageux, Silveti s'est débrouillé comme il le pouvait, et a même donné quelques bons passages à gauche. Mais en plus d'avoir mal tué, il est resté globalement en-dessous de Lisonjero qui offrait là deux véritables oreilles. Mais comment en vouloir à Diego Silveti quand on sait que les membres du G-10 semblent ne plus vouloir voir en peinture tous les élevages de la terre hormis cinq ou six ?

On restera alors avec la belle image de Lisonjero, un très bon toro de Valdefresno, encasté et détenteur d'un beau galop. Et puis c'était un Atanasio...

Florent

1 commentaire:

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