samedi 7 avril 2012

Nîmes Olympique

2012, année olympique. Dans quelques mois à Londres, il sera question des Jeux d'été. Outre-Manche, à plusieurs centaines de kilomètres au Sud, le club de football Nîmes Olympique va très prochainement fêter ses soixante-quinze ans, puisque fondé en 1937.

Mais Nîmes et l'olympisme n'ont pas seulement un caractère sportif. En effet, la forme olympique devra également se retrouver dans le physique et dans le moral des abonnés aux arènes de Nemausus lors des prochaines échéances taurines.
Hier, la feria de Pâques à Arles a commencé en fanfare, puisque les bestiaux de Domingo Hernández ont laissé onze de leurs douze oreilles sur le sable des arènes. A n'en pas douter, cela devait vraiment être chouette et pittoresque à voir.
Dans un peu plus d'un mois et demi maintenant, il est à présager que la feria de Nîmes, fraîchement annoncée la semaine dernière, connaîtra également de belles heures triomphales. Mais surtout attention, ne vous aventurez jamais à émettre un avis négatif sur la programmation taurine nîmoise. Considérer de la sorte les affiches de cette arène, c'est être aigri, grincheux, cocu et bien d'autres flatteries encore.
Quant aux abonnés, ils auront à s'émerveiller de dix paseos en six jours, avec au fond bien du courage, et peut-être même un brin d'inconscience voire de masochisme...

Les hostilités commenceront le Mercredi 23 mai à 18 heures. Six toros de Victorino Martín pour Diego Urdiales, Alberto Aguilar et Joselito Adame. Étrange affiche, puisqu'un seul contre six Victorinos de Diego Urdiales avait été quasiment officialisé il y a quelques semaines. Dans cette hypothèse, Diego Urdiales, qui n'a jamais toréé à Nîmes en tant que matador de toros, aurait dû confirmer l'alternative sans compagnon de cartel ! De quelle façon l'évènement aurait-il pu être abordé ?
Urdiales aurait-il dû échanger lui-même les trastos en les posant contre la barrière ?
Les deux sobresalientes auraient-ils joué le rôle de parrain et de témoin sans pour autant affronter un seul toro de l'après-midi ? (Pas impossible lorsque l'on sait que dans l'esprit olympique, l'important est de participer)
Troisième hypothèse. Simon Casas, le maître des lieux, se serait spécialement et symboliquement vêtu de lumières pour confirmer l'alternative de Diego Urdiales.

Jeudi 24 mai à 18 heures. Six toros de Torrehandilla pour Francisco Rivera Ordóñez, El Fandi et Juan Pablo Sánchez. Un beau cartel pour une nocturne d'été au Grau-du-Roi. Torrehandilla est une des nombreuses déclinaisons de l'élevage de Jandilla. Par ailleurs, devant le nombre conséquent de courses d'origine Jandilla en France et en Espagne cette année, les organisateurs auraient dû se mettre d'accord à l'instar du concours Toros de France, pour monter un concours Toros de Jandilla. Quant à la place à choisir dans les arènes cet après-midi là, elle est variable selon les envies. Tout en haut des amphithéâtres pour ceux qui désireront immortaliser une carte postale de banderilles à corne passée aux deuxième et cinquième toros, et tout en bas pour ceux/celles qui voudront admirer l'agréable physique de Rivera Ordóñez.

Vendredi 25 mai à 11 heures 30. Six novillos de Virgen María pour Cayetano Ortiz, Juan Leal et Alvaro Sanlúcar. Le retour de l'élevage de Virgen María à Nîmes après la corrida de l'an dernier. Un élevage initialement français délocalisé en Espagne, et plus ou moins directement d'origine Jandilla.

Vendredi 25 mai à 18 heures. Six toros de Garcigrande/Domingo Hernández pour El Juli, Sébastien Castella et Saúl Jiménez Fortes. Garcigrande et D.H, un duo d'élevages pas totalement inconnu du Juli, de Castella, et aussi des arènes en question, puisqu'il est venu à douze reprises à Nîmes entre 2005 et 2011 !

Samedi 26 mai à 11 heures 30. Six toros du Niño de la Capea pour Juan José Padilla, Juan Bautista et El Cid. Une course avec du sang Murube, histoire de dire qu'à Nîmes on varie un peu les encastes ! Les toros de Capea ont par ailleurs été vus à plusieurs reprises à Nîmes à l'occasion de corridas à cheval. Espérons pour les très chers abonnés que pour cette corrida matinale, les armures des toros ne seront pas dans le style de celles des habituelles corridas de rejón...

Samedi 26 mai à 18 heures. Six toros de Miura pour Javier Castaño, seul contre six. Six présences à Nîmes pour les Miuras entre 2007 et 2011, et qui en ces lieux sont présentés comme faisant partie du seul élevage de Toros-Toros de la terre... Quant à Javier Castaño, il faudra tenter de deviner à l'avance à l'issue de quel combat fera-t-il une vuelta en compagnie du mayoral et de son picador Plácido Sandoval...

Dimanche 27 mai à 11 heures 30. Six toros de Zalduendo pour Javier Conde, David Mora et Thomas Dufau. Le même cartel qu'au dimanche matin de la feria des Vendanges 2011, sauf que le nom de Zalduendo remplace celui de Jandilla, et David Mora celui de José Tomás. Zalduendo, des toros artistes aperçus à Nîmes à quatres reprises entre 2008 et 2011. Seront-ils mieux présentés que leurs congénères du 15 juillet prochain aux Saintes-Maries-de-la-Mer et moins décastés que leurs frères de Valencia au mois de mars ?

Dimanche 27 mai à 18 heures. Six toros de Fuente Ymbro pour Curro Díaz, Matías Tejela et Iván Fandiño. Là-encore, un fer quasiment inédit aux arènes de Nîmes, puisqu'il est venu quatre fois (dont une novillada) entre 2008 et 2011. Cette course pourrait d'ailleurs être la troisième du concours Toros de Jandilla dans la même feria. Quant aux piétons, ce sera la première corrida de Curro Díaz en France pour cette année, le matador revenant de ce côté des Pyrénées après sa cuillère de bois de 2011 : sept corridas et aucune oreille. A Nîmes, l'important étant d'obtenir des trophées...

Lundi 28 mai à 11 heures 30. Six toros de Los Espartales pour Pablo Hermoso de Mendoza, Andy Cartagena et Joao Moura hijo. Corrida de réjon ! (A prononcer à la française, soit "régeon")

Lundi 28 mai à 18 heures. Six toros de Juan Pedro Domecq pour Enrique Ponce, Alejandro Talavante et Daniel Luque. Un final en beauté avec des toros artistes, venus six fois à Nîmes entre 2007 et 2011.

Sportivement et amicalement, on souhaite donc bon courage à ceux qui prendront part à cette feria, aussi bien en piste, dans le callejón, que sur les gradins.

Pour finir, il est impossible de ne pas reprendre le célèbre slogan "A Nîmes et nulle part ailleurs". Surtout ne changez rien... Comme vous le faites si bien depuis de nombreuses années.

Florent

4 commentaires:

  1. ça sent l'aigri et le grincheux à plein nez mais pas l'aveugle car c'est bien vu....y'a un intérêt à ces cartels c'est l'économie que l'on va faire en restant tranquille chez soi!!!
    et pour cela on lui dit merci au Simon!

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  2. tu as tout a fait raison. cette feria est une grosse merde a la casas.noublions pas qu'il fut candidat rpr a nimes dans d'autres temps. aujourd'ui sarkoland avec sa marie

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  3. Florent.
    Les années passent et les habitudes aussi.
    Ainsi il y a 3 ans, nous partions avant l'aube vers Arles un jeudi matin. Cette année pas de corrida mais un week-end à Nogaro dans le Gers pour les coupes de Pâques avec un championnat du monde de vitesse.Je ne remercierai jamais assez Domingo Hernandez, Garcigrande, Manzana, El Juli et les autres pour m'avoir donné à nouveau le gout des courses automobiles et de la pêche à la truite en montagne.

    JPc

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  4. Mais avant tout çà, il fut communiste.
    La merde, plus le temps passe, plus elle vieillit, plus elle sent mauvais

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