dimanche 29 juillet 2012

Juillettiste (III)

LE PARADIS POUR VINGT EUROS...

... Que j'aurais également pu intituler "Plaza de toros ou maison close ?" par goût de la provocation.
Les Parladé ? Parles-en à Dédé, avant il les aimait.
Mercredi 18/07, l'antre de la plaza de toros du Plumaçon a été travestie l'espace d'une heure et cinquante-sept minutes. Le temps d'une représentation qui, si elle avait été interdite par arrêté préfectoral pour atteinte à la salubrité publique, n'aurait pas choqué grand monde.
20 euros pour souffrir et se faire flageller avec préméditation, c'est une expérience à vivre et à répéter. Parfois cela permet même de se rassurer.
Les Parladé de Juan Pedro Domecq étaient insipides, et encore c'est un mot faible. Dès qu'un désastre ganadero se produit à l'un des quatre coins de la planète taurine, on dit que le bétail était mauvais et que les toreros n'ont pas eu de chance. Or, il convient de rappeler que les trois toreros au cartel initial : Morante de la Puebla, José María Manzanares et Daniel Luque étaient parfaitement consentants pour s'y opposer.

Vue du rang 8 des gradins couverts du Plumaçon, la "corrida" d'ouverture de la Madeleine 2012 possédait un intérêt tauromachique inférieur ou égal à zéro. Aux arènes, il faut parfois aller voir de tout, même les fiascos téléphonés dès la publication de l'affiche.
En étant politiquement correct, on dit que le bétail était trop modeste, sans mobilité, sans caste, sans force, et que les toreros ont été mal servis. Il serait quand même mieux et plus complet d'accabler également les hommes ayant accepté d'affronter ledit bétail.
Enrique Ponce remplaçait José María Manzanares. Morante de la Puebla figurait pour sa part au cartel initial, et il inspire où qu'il aille élégance, fumée de cigares, airs sévillans, flamencos, artistiques. Cependant, malgré son image pittoresque, il fait partie de ceux qui profitent du système taurino-commercial jusqu'à la moëlle. Face au cinquième triste Parladé, il proposa quelques arabesques qui n'avaient aucun sens. Tout comme l'entêtement pueblerino de Daniel Luque, torero de supermercado par excellence, devant le sixième.
Le masochisme a du bon, surtout à l'heure du néant. Ni arte ni cultura.

Florent

2 commentaires:

  1. NON: Pas "Il serait quand même mieux et plus complet d'accabler également les hommes ayant accepté d'affronter ledit bétail."
    MAIS: "Il serait quand même mieux et plus complet d'accabler également les TOREROS ET LEURS VEEDORES ayant CHOISI CET ELEVAGE ET SELECTIONNE ledit bétail.

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