mercredi 8 août 2012

Et Julián López Escobar chantait l'Internationale

"Partidario", le quatrième Valdellán
Se sentant maltraité après les multiples griefs faits par les aficionados à son encontre depuis le début de la saison, Julián ne parvenait toujours pas à comprendre cette situation.
Pour couronner le mois de juillet d'une année riche en rendez-vous périlleux, El Juli a coupé quatre oreilles à des Garcigrande à Santander, et a même obtenu de cette ville le prix décerné par l'hôtel du Palais de la Mer. Il faut dire ausssi que Julián se sent inégalable dans son for intérieur depuis le seul contre six de Bayonne en 2009 (2 Victoriano del Río + 2 Ana Romero + 2 Puerto de San Lorenzo). Et Fernando Robleño à Céret face aux six Escolar alors ?
Robleño un imposteur ! Escolar ? Connais pas ! Et Céret ? C'est où ?

Début juillet, El Juli, ce monstre d'intelligence, de puissance, de courage et de combativité, s'indignait sur Twitter des novilladas combattues à Las Ventas, excessives à ses yeux.
C'est ainsi que Julián s'est vêtu de l'habit de syndicaliste. Pourtant, le bonhomme n'a que peu de points communs avec un Bernard Thibault, ne serait-ce que physiquement parlant. Aussi, en tant que syndicaliste, on imagine Julián bien plus branché MEDEF que CGT.
Et Julián, tu penses qu'il connaît Parentis-en-Born et Valdellán ?
Difficile à dire, probablement pas, il s'offusquerait et se syndicaliserait encore plus rien qu'à la lecture de "La peur aux trousses, histoire taurine de Parentis-en-Born" de Jean-Pierre Fabaron.

Il est également très dur de savoir comment l'ami Julián aurait perçu la novillada de Valdellán en pays de Born samedi dernier. D'un point de vue de torero ? D'un point de vue d'aficionado ? Remarque, ils ne doivent pas en avoir grand chose à cirer de Parentis au G-10.

Pourtant, il y avait ce jour-là ce qui se fait de mieux dans la souche Graciliano de l'encaste Santa Coloma, avec le bétail de Valdellán. Des novillos jolis et agréables à regarder, sans rien de terrifiant, et vêtus d'un pelage noir aussi vif que la couleur du charbon produit par l'usine CECA à quelques encablures des arènes. Les Valdellán, généralement braves à la pique mais très mal piqués, puis possédant pour la plupart une noblesse fort encastée, ont permis de voir une très belle novillada.

Cinq sur six donc furent très mal châtiés lors du premier tiers :
Le premier, noble et juste de forces.
Le deuxième, combatif en deux piques, noble et encasté, auquel fut opposée une tauromachie trop tendre.
Le troisième, excessivement mal piqué et mis en suerte en trois rencontres. Inédit de ce fait lors du premier tiers, puis noble et encasté, récompensé ensuite d'une vuelta posthume inopportune.
Le cinquième, brave en trois piques, puis décomposé et mal abordé.
Le sixième, léger, astifino et bien armé, encasté.

Tour de piste du picador Juan Agudo (Image de Victor Bernadet)
Reste alors à évoquer le point d'orgue de l'après-midi, avec le combat de Partidario, le quatrième Valdellán.
Face à lui, le picador Juan Agudo livra une véritable bataille lors des quatre rencontres, frôlant même la correctionnelle lors de l'ultime. Dans la vie de tous les jours, Juan Agudo est mayoral chez Raso de Portillo.
La suite du combat fut intégralement menée par Imanol Sánchez. Avec tout d'abord une victoire 2 à 1 des paires de banderilles à corne passée sur celles orthodoxes dans le berceau. Après cela, une faena de bûcheron avec la montera sur la tête. Imanol a commencé par des doblones, et a livré une faena courageuse mais limitée et pas très centrée. Un travail plutôt brouillon face à un adversaire encasté, une chose normale et pas choquante en novillada. A l'estocade, Imanol logea une épée basse, mais s'engagea comme un dingue. Partidario mourut debout. Oreille en main, Imanol partagea son tour de piste avec Juan Agudo le picador.

A l'issue de la course, Juan Agudo revenait en piste pour recevoir un prix, tandis que Raúl Conde, mayoral de Valdellán, saluait fort justement pour le lot qui venait d'être combattu. Le triomphe de deux mayorales, de Raso de Portillo et Valdellán. Julián ne doit pas s'intéresser à la vie de ces deux élevages, qui ne fournissent pas de grandes camadas, mais méritent d'être vus le plus possible. Ce qui n'est pourtant pas le cas.

Debout les damnés de la terre.

Florent

Le sorteo des novillos de Valdellán de Parentis.
1. "Cubano" n°30 negro bragado meano corrido axiblanco coletero (né en mai 2009)
2. "Hurón" n°10 negro bragado (né en février 2009)
3. "Torreño" n°21 negro listón (né en mars 2009)
4. "Partidario" n°6 negro bragado meano (né en janvier 2009)
5. "Pies de Lomo" n°5 negro entrepelado bragado meano corrido axiblanco (né en janvier 2009)
6. "Cubano" n°26 negro bragado meano (né en avril 2009)
Sobrero : "Pavito" n°11 negro bragado meano corrido rabicano (né en février 2009)

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