lundi 15 octobre 2012

Le syndrome de Dédé Nobel-Viar

C'est arrivé un matin sans prévenir et sans aucun signe préalable.
Mal de tête, jambes engourdies et sentiments obsessionnels...
J'ai dû aller voir le psy.

En rentrant, ma tête gonflée comme une pastèque a heurté la porte. Et mes chevilles enflées rendaient la marche difficile.
Je me suis assis, et longtemps j'ai attendu en me demandant avec inquiétude ce qui pouvait m'arriver.
Puis le médecin est entré, et m'a demandé de le suivre. Le périple entre la salle d'attente et le cabinet me paraissait être un exploit sortant totalement de l'ordinaire.

De nouveau assis, je voyais face à moi le médecin, et tout pouvait commencer. Le souvenir de cette consultation restera pour moi ancré. Sous le choc, je me rappelle encore de chaque détail...

- Bonjour Monsieur, dites-moi donc ce qui vous amène à consulter ?
- J'aimerais tant le savoir de manière précise et définitive. Hélas, il me semble que cela sera dur pour vous à cerner.
- Mais vous avez des symptômes physiques ?
- Oui, énormément. Le matin où je vous ai appelé pour une consultation, ma tête était gonflée, mes chevilles enflées, les idées pas très claires, mais je sentais malgré tout une sur-puissance de mon esprit. Depuis, tout cela ne me quitte plus.
- Vous avez une passion dans la vie qui vous permettrait d'oublier cette fixation permanente ?
- Oui, la tauromachie !
- C'est rare dites-moi, vous pratiquez ?
- Non, enfin comment dire ? La réalité est beaucoup plus complexe, car je possède de multiples casquettes en la matière !
- Et vous êtes convaincu que vos maux n'ont pas de rapport avec cette passion ?
- Je ne sais pas...
- Allons ! Peut-être faut-il creuser dans cette idée pour en savoir davantage. Comment vous positionnez-vous face à cette passion ?
- Ah ! Mes idées s'éclaircissent. Vous savez, j'ai une impression de toute puissance. Un peu comme si je possédais le pouvoir et le savoir d'un génie. Nul ne peut m'atteindre en la matière !
- Comment est-ce possible ?
- C'est trop difficile à expliquer. Il faudrait lire l'intégralité de ma prose pour mieux comprendre docteur !
Les exemples sont nombreux. Vous avez entendu parler du célèbre José Tomás ? Eh bien c'est grâce à mes écrits qu'il a triomphé à Nîmes en septembre.
Aussi, lorsqu'un organisateur que je n'apprécie guère propose une corrida, j'envoie un SMS aux cieux ainsi qu'à Météo France pour que la pluie s'abatte.
Enfin, la corrida d'Escolar Gil à Mont-de-Marsan au mois de juillet, peut-être en avez-vous également entendu parler ? Et bien là-encore, je me suis rendu dans le champ où vivaient ces toros quinze jours avant le grand rendez-vous ; je leur ai demandé d'être magnifiques et terribles à la fois !
- Dites donc, vous m'avez l'air fortement occupé dans ce domaine. Vous avez une finalité ?
- Sincèrement, je pense légitimement mériter un prix Nobel de tauromachie.
- Vous êtes de Vieux-Boucau ?

Florent

3 commentaires:

  1. Pour "JLB", j'ai censuré votre commentaire.
    Quant on attaque, la moindre des choses est de le faire à visage découvert, et sans se cacher derrière des initiales. Merci pour ce minimum d'honnêteté...

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  2. Tu te jenmimises mon cher veragua.

    JPc

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  3. Florent: montre toi plus magnanime.
    S'il te plait: tu vas pas te mettre à imiter les marchands de boniments....
    Abrazo

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