vendredi 8 mars 2013

Paradoxe Palha

L'entrée de Rabosillo à Las Ventas
En afición je serais à ranger parmi les "toristas" même si j'assiste généralement à tout type de course sans a priori. Je ne me focalise pas sur une ganadería particulière, mais je suis plutôt sensible aux ferias ou semaines à consonance "torista". Je prends ce que l'on me donne à découvrir...

Je n'avais donc aucune prédisposition pour les Palha. Cet élevage n'était pas ma tasse de thé alors qu'il m'était peu connu... La personnalité du ganadero, l'aspect "supermarché" de la ganadería où l'on trouve de tout tant en origines qu'en morphologies. Je ne sais toujours pas... Du coup, je ne vis ma première course de ce fer qu'en 2000 ! Depuis, je n'ai eu cesse de la croiser. Je dois être atteint d'un syndrome ou plutôt d'un paradoxe, le "paradoxe Palha".

Première course et premier choc ! A Céret le 16 juillet 2000, pour l'une des courses les plus prolixes en termes d'oreilles coupées (quatre) de l'ère ADAC. Escarmouche avec le sieur João Folque de Mendoça en tertulia au sujet des piques reçues par ses toros ce jour-là : "j'ai ma définition de la noblesse et vous la vôtre !".
La même année pour les Vendanges à Nîmes, une des courses les plus émouvantes... On commence avec Stéphane Fernández Meca qui va recevoir son toro à puerta gayola. Ensuite Padilla monte sur le cheval pour piquer son premier adversaire. Et là... On se dit "où va-t-on ?". Au final, on termine dans l'épique après la grave blessure d'Antonio Ferrera au troisième et de Fernández Meca au dernier. On gardera le souvenir de Ferrera et ses deux oreilles récompensant une faena templée de façon inouïe, pour ce garçon qui réalisait là sa meilleure année. Le genre de course bouleversante de par son déroulement et de surcroît face à des toros "cojonudos".
Revers de la médaille : les courses farfelues d'Alès (2003-2005) où le sieur Folque était aussi directeur des arènes. Pour rester correct on dira que cela sentait le nettoyage de corrales de son propre élevage...
En 2007 pour ma première madrilène, "Rabosillo" fut élu toro de la feria. Il permettait à Sánchez Vara de pouvoir s'acheter une finca.... En vain.
Dans la catégorie novilladas, il y en eut une remplie de gaz et de forces, vaillante aux piques, à Vauvert en 2011. Avec en face des jeunes surpris par tant de caste. Répétée en 2012 à Vauvert, nous assisterons à une annulation rocambolesque : billet acheté à 17 heures... On renonce dans les dix minutes suivantes sans que ne tombe la pluie. Annulation sans report.
Évoquons enfin une surprenante corrida de Palha combattue en 2011 dans une Monumental de Barcelona qui allait fermer ses portes... Une course expérimentale de par la mystérieuse présence de deux toros jaboneros... Du Veragua via Domecq par de nouveaux reproducteurs ? Mystère ? En tous cas ce fut un fracaso... Ainsi va le paradoxe.

Morante de la Puebla à la Monumental de Barcelone
Cet été les Palha reviennent à Céret, treize ans après. Que souhaiter ? A quoi s'attendre ? Pour surfer sur la vague Robleño et le coup de l'an dernier, j'aurais aimé que Juan Carlos Carreño, représentant de l'ADAC et désormais veedor de Morante de la Puebla convainque ce dernier d'être là... Morante de la Puebla chef de lidia à Céret devant les Palha, cela aurait belle allure ! Mais les cartels sont maintenant connus et ce souhait relève du fantasme...

Paradoxe Palha vous disais-je...

David Duran

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