jeudi 13 mars 2014

Les numismates

Il n'est pas scandaleux d'écrire que dans l'histoire de la tauromachie, l'élevage d'Albarreal ne pèse pas grand-chose. Le week-end dernier, ce fer andalou tenait une place prépondérante dans les arènes couvertes de Samadet : quinze vaches en tienta le samedi, quatre erales et six novillos le dimanche !
Et s'il n'est qu'une création récente, cet élevage a dans un passé récent été associé à un nom bien plus célèbre !

La présentation en France du fer d'Albarreal s'est faite à Nîmes, lors d'une corrida pour le jeudi de l'Ascension de l'année 2004. Ce jour-là, trois toros d'Albarreal et trois de Concha y Sierra furent combattus dans l'amphithéâtre.
Ces deux noms étaient associés car tous les deux étaient jusqu'à récemment propriétés de la famille García Palacios. Mais entre l'héritage historique (Concha y Sierra) et le desecho du Marquis de Domecq (Albarreal), les propriétaires ont préféré garder le deuxième élément, mettant en vente le premier.
Certes, cela fait des années que l'on n'entend quasiment plus parler des toros Vazqueños de Concha y Sierra, mais leur rareté méritait tout de même davantage de considération.
A la place, les propriétaires ont préféré garder un produit bien plus courant, qui se vend mieux, et que les toreros ne rechignent pas à affronter.
Dans le domaine de la numismatie (les gens qui collectionnent des pièces), les García Palacios n'ont eu guère de scrupules. La belle et rare pièce a été vendue, et l'on a conservé la monnaie courante.

Dans l'arène couverte de Samadet, les pensionnaires d'Albarreal n'ont franchement pas été bons. Ils allèrent sept fois au total à la pique, et se sont généralement avérés faibles et sans caste.
Face à eux, il y eut trois jeunes qui savent toréer, chose indéniable, puisqu'ils possèdent une mécanique bien rodée. Cependant, quelques errements les ont conduits à des vols planés au-dessus des cornes. Heureusement sans gravité.
Les oreilles décernées relèvent de l'anecdote puisqu'elles furent généreuses, et obtenues dans une adversité décevante. Une pour Francisco José Espada, une pour Alvaro Lorenzo, et trois pour le bordelais Clemente. Rideau.

Il faisait un temps magnifique à l'extérieur des arènes. En quittant les lieux, on était obligatoirement confronté à des numismates d'un nouveau genre. Des gens qui ne collectionnent rien d'extraordinaire, hormis des covoiturages peu glorieux. De longs kilomètres qui les conduisent à devenir des machines à insultes en libre-service. D'une grande violence verbale et d'une extrême vulgarité. Je ne mettrai jamais une pièce sur eux. Et il faudra un de ces quatre mettre fin à la gabegie. Je parle bien évidemment des antis...

Florent

1 commentaire:

  1. meme a samadet la pourriture s'instale depuis que berho y est present! pluie d'oreilles , magouilles, public pueblerino.

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