lundi 16 mars 2015

El Soro, une place au soleil

Vicente Ruiz "El Soro", bientôt 53 ans, a pris l'alternative en 1982. El Soro, torero populaire dans sa région, de Valencia, c'est d'abord une tauromachie plus festive que sérieuse, même si l'homme a bien entendu affronté dans sa carrière tout type de toros. El Soro, c'est aussi l'excès, et l'outrance, quand en 1985 sur la piste de Valencia, il envoya un crochet du droit à Manzanares juste avant de poser les banderilles.
Mais c'est également le torero qui faisait partie du fameux cartel de 1984 à Pozoblanco, avec Paquirri et Yiyo. Deux tragédies.
El Soro, que nous n'aurions probablement pas admiré pendant la partie majeure de sa carrière, a surtout été victime d'une terrible blessure, qui si elle n'a pas été spectaculaire, a en revanche eu des conséquences très handicapantes. Pour cette raison, le torero a dû mettre un terme à sa carrière en 1994. Et depuis cette année-là, de nombreuses opérations au genou, plus de cinquante au total, et un espoir illusoire mais toujours vif : revenir un jour dans l'arène.
Souvent, quand il était présent en callejón, de nombreux toreros ont dédié leurs adversaires au Soro. Implicitement, il était pointé du doigt, lui l'estropié, l'handicapé, celui qui ne reviendra jamais...
A l'été 2014, dans les arènes de Xàtiva (près de Valencia), El Soro a pu de nouveau s'habiller de lumières et toréer, vingt ans après. Mais le rêve le plus grand, certainement, était celui de faire le paseo dans son arène fétiche, Valencia, un jour de Fallas.
C'était donc aujourd'hui, 16 mars 2015. El Soro désirait absolument toréer cette corrida, devant tout ce public venu garnir les arènes. Quel beau défi, qu'il faut bien entendu dissocier de tout le reste de sa carrière, et de tout le reste de la profession. Cette corrida ne pourra pas être comparée.
Conscient aussi qu'un coup de corne pourrait aggraver sa situation antérieure, El Soro a tout de même assumé cette responsabilité, coûte que coûte.
Aux arènes ou devant un écran de télévision, les aficionados ont vu un torero à la fois diminué, joyeux, exubérant, mais surtout tellement heureux d'être là, ce jour-là à 17 heures.
Devant deux toros de Juan Pedro Domecq, le premier noble et l'autre plus exigeant, El Soro a donné tout ce qu'il voulait transmettre depuis toutes ces années. On a bien évidemment senti le handicap physique, mais au-delà, une envie extraordinaire, de toréer, de poser les banderilles, et de sentir le danger.
On ne pourra pas reprocher à El Soro cette envie d'avoir voulu toréer cette corrida, quoi qu'il arrive. Qu'importe sa forme physique, chaque torero prend des risques, et El Soro en était forcément conscient. Même s'il a été bousculé lors de l'estocade face au quatrième toro, avec des conséquences sérieuses, il connaissait ce risque, et l'avait admis depuis longtemps.
Le plus important était de revenir, de se vêtir de cet habit vert bouteille et or, et d'entendre la plaza de Valencia scander son nom.
El Soro est revenu, et a certainement fait rêver ceux qui ne sont plus en capacité d'affronter un toro, suite à un accident de la vie ou de l'arène. Pour eux, il l'a fait, malgré toute l'adversité.
Peut-être aurait-il été plus prudent pour El Soro d'éviter ce rendez-vous, et de préférer des émissions de télé-réalité et des shows télévisés. Mais non, la place d'El Soro était bien là, à 17 heures, au paseo des arènes de Valencia, à entendre les clameurs et gueuler son bonheur.


Florent

4 commentaires:

  1. El Soro, un bel exemple de ce que encore, parfois, peut être la tauromachie, à savoir un geste où l Homme sort grandi de son acte par son courage et son aficion. J'ai ressenti avec émotion ce combat contre le toro, certes, mais surtout contre lui même, notamment à son 2ieme toro où la fatigue et la douleur se faisaient sentir. Malgrè la souffrance due à sa cogida on lisait sa joie et sa satisfaction sur son visage et c 'était assez émouvant, je trouve. Un bon point à Casas (dont pourtant je suis loin d'être un thuriféraire) aussi, peut être, qui a permis cela? P. Sabatier 13300

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  2. El Soro était un torero d'une suprême vulgarité. Moi je trouve ce spectacle indécent, et casas a joué sur les rêves d'un infirme pour remplir les étagères. C'est bien éloigné de la corrida que je respecte et aime qui il est vrai ressemble trop souvent et de plus en plus à un spectacle comico taurin. Un fois de plus Casas s'est comporté en marchand de merguez!

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    1. l'aspect de cette tarde auquel vous faites allusion, Chulo, je l'ai aussi ressenti mais je ne peux m'empecher d"y voir ce que j ai évoqué précedemment car c'est ce que j ai ressenti principalement. Bien évidemment ce type de corrida n'est pas à renouveler.P. Sabatier 13300

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  3. EL SORO . . . ASTRO

    “Pirotécnico taurino, profeta de su destino.”

    Feria de Fallas, bendita,
    tu pregón se necesita,
    con una brisa, que abraza,
    pinturera está la plaza.

    Se lidia el cuarto festejo,
    alma pura, amor . . . reflejo,
    afición, ¡gritos, . . . azoro!,
    la reaparición de “El Soro”.

    Veintiún años, larga ausencia,
    la fiesta brava, en Valencia,
    tierra de olor a naranja,
    promesa que, bien, se zanja.

    Vicente Ruiz, saleroso,
    clavó bandera en el coso,
    faena nada serena,
    pierna biónica en la arena.

    Treinta y siete operaciones,
    que acompañan oraciones,
    ¡Padre Nuestro, de los cielos!,
    silla, en puerta de “chiqueros”.

    Traje verdoso con oros,
    de Domecq, fueron los toros,
    primero, “Atracador”, ideal,
    noble astado, muy cordial.

    “Ballenito”, tuvo “teclas”,
    manejables, pero . . . a secas,
    capote, tandas “marciales”,
    valor, valentía a raudales.

    Expuesto, en las banderillas,
    torero de luces, brillas,
    molinete, molinillo,
    girador, desde “chiquillo”.

    Cual danzarín que suspira,
    el quiebro “al violín”, delira;
    en muleta, . . . sobresales,
    tauromaquia en naturales.

    Pegado al toro, muy cerca,
    un triunfo que, así, se acerca,
    público, ¡oles . . . clamando!,
    el teléfono llamando.

    De felicidad, alardes,
    victoria para tus padres,
    esa entrega fue genuina,
    majestad está en la cima.

    Exito, destreza sella,
    buñuelos, churros, paella,
    genial, genio que figura,
    aplausos, gloria segura.

    ¡Soro, Soro, corazón,
    en la grada una canción!,
    sacas fuerzas de flaqueza,
    arte fiel, firme entereza.

    Tirado a matar, como hombre,
    de novillero tu hambre,
    pones los pelos de punta,
    diestro, con Creador, se junta.

    Espada que espanta al miedo,
    va plegaria con denuedo,
    la cogida se eterniza,
    aguantas dura paliza.

    Percance, nada letal,
    no pasó del hospital;
    la oreja, la ovación, . . . de ley,
    del espectáculo . . . rey.

    Has cumplido terso anhelo,
    transformado en “Juan Sin Miedo”,
    la huerta está con “El Soro”,
    carisma, caro tesoro.

    Ganas de ganar, por credo,
    en hombros la vuelta al ruedo,
    pasas puerta de cuadrillas,
    al tendido maravillas.

    Con sangre, sudor y llanto,
    la Virgen tendió su manto,
    Dios ilumine tu mente,
    el retiro es . . . inminente.

    Autor: Lic. Gonzalo Ramos Aranda
    México, D. F., a 16 de marzo del 2015
    Reg. SEP Indautor No. (en trámite)

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