jeudi 9 avril 2015

Onze torerazos en rouge et blanc (Rétro 2014)

Dans la soirée madrilène du 9 avril 2014, la hiérarchie est bousculée. En quarts de finale de la Ligue des Champions, l'Atlético reçoit le FC Barcelone en match retour.
L'Atlético, qui est sur une phase ascendante depuis plusieurs années, connaît une très grande saison depuis la fin de l'été 2013.
Cette rencontre a une saveur particulière. Deux mois plus tôt, Luis Aragonés, l'emblème de l'Atlético, aussi bien pour sa carrière de joueur que d'entraîneur, disparaît. C'est une période noire pour les entraîneurs ou sélectionneurs. Fin 2013, le français Bruno Metsu, âgé de 59 ans, quitte lui aussi ce monde. Il était à la tête de l'équipe du Sénégal, qui en ouverture du Mondial 2002, avait battu la France, alors championne du Monde et d'Europe en titre. Rien que ça !
Aragonés, Metsu, des destins complètement différents, mais qui font que le football, malgré tant de polémiques et de controverses, possède quand même de bien belles histoires.

Au stade Calderón, Diego Simeone et le public, sentant le grand soir arriver, poussent et animent leur équipe vêtue de rouge et blanc. Les premiers instants de la partie ressemblent à Fort Alamo dans la défense du Barça. L'équipe pourtant, avait dû être en partie remaniée à cause de blessures. En attaque, il y a Adrián López et David Villa.
Inéluctablement, avec tous ces assauts, à la cinquième minute de jeu, et après que Villa ait touché deux fois les montants catalans, c'est Jorge Resurrección, dit "Koke", qui envoie puissamment la balle au fond des filets.
Le stade explose, et le cri de joie des joueurs ressemble à un desplante. Pendant les 85 minutes suivantes, l'Atlético tiendra bon, et sera même tout proche de doubler la mise sur de fulgurantes contre-attaques.

"Koke", qui vit avec l'image de l'Atlético depuis sa plus tendre enfance, est le symbole de cette victoire et de cet ouragan rouge et blanc.
Dans le stade, avant le coup de sifflet initial, on voyait apparaître sur les tribunes la phrase de Luis Aragonés "Ganar, ganar, ganar, y volver a ganar". Tel était selon lui le football : gagner, gagner, gagner, et gagner encore. Les équipes, dont le collectif est soudé et l'envie monumentale, peuvent renverser des montagnes...

Florent

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