vendredi 19 juin 2015

Cañonero

"Cañonero", numéro 40, de Juan Luis Fraile, combattu à Céret par le maestro Luis Francisco Esplá le 14 juillet 1996.
Le nom de ce toro est revenu à plusieurs reprises le 24 mai dernier à Vic, à la fin de la corrida matinale, après que l'on ait vu sur le sable gersois l'extraordinaire "Cubano" de Valdellán.
La comparaison, avancée par des aficionados de Céret (dont Richard, pour ne pas le citer), relevait des similitudes entre ces deux toros, à presque vingt ans d'écart.
A Céret, "Cañonero", d'origine Graciliano lui aussi, brave et très encasté, était allé quatre fois au cheval, s'affirmant sur le ruedo catalan comme un toro fier et exigeant. Au moment de l'estocade, Cañonero avait accroché Esplá de façon spectaculaire. Le torero d'Alicante était ressorti de là avec une fracture de la cloison nasale et des contusions aux côtes.
Une oreille pour Esplá, et tour de piste à Cañonero... qu'avait sollicité lui-même le maestro en se tournant vers la présidence, malgré son visage meurtri. Il reste encore des images d'un Face au Toril de l'époque, entièrement consacré à l'édition 96 de Céret de Toros.
Ce jour-là, 14 juillet, c'était une corrida avec trois toros de Fraile et trois d'Adolfo Martín. Luis Francisco Esplá, qui avait déjà affronté des toros de Fernando Palha la veille, n'avait pu cette fois terminer la corrida, devant quitter la scène pour l'infirmerie après le combat de Cañonero.
Cañonero, Cubano, et les autres... le même encaste Graciliano, qui est fort bien représenté cette année en France, avec Juan Luis Fraile, Valdellán et Hoyo de la Gitana.


Florent

(Image d'archives de l'ADAC : Luis Francisco Esplá face à Cañonero)

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