jeudi 3 décembre 2015

Merci qui ? (Rétro 2015)

Musée des modèles réduits. Si le titre ou même l'image d'illustration ne vous évoquent rien, inutile d'insister. La compréhension de cet article vous paraîtra bien délicate et vous n'irez guère plus loin. Il faut dire que ces histoires sont difficiles à cerner. Moi même je n'y ai rien compris. En tout cas, si un jour vient en vous une idée saugrenue, sachez que ledit modèle de lunettes de soleil ne préserve pas complètement l'anonymat.
En réalité, cet article est bien plus sérieux qu'il ne peut sembler au premier abord. C'est une époque où l'on s'interroge. Quelques années en arrière, à peine, qui aurait pu penser que le terme "sextape" viendrait un jour s'immiscer au plus haut des titres de l'actualité ? Cette mode est tout de même curieuse.
D'un côté la suerte de Jacquie et Michael, non pas inventée en 1829 dans une arène perdue de Castille, mais bien en 2015 dans le Sud de la France, et d'un autre côté des footeux au centre d'une histoire ubuesque.
La "suerte" en question ne consiste pas, par exemple, en une gaonera au centre de l'arène, avec un bandeau sur les yeux. Non, il s'agit d'arborer ces lunettes de soleil, un petit couvre-chef, et d'écrire ses reseñas le slip au niveau des genoux et la main sous la table. Et tant pis pour les organisateurs qui verront leurs ganaderías dévoilées avant le jour J de la présentation. Après ses "exploits", le candidat en lice ne semblait pas en mesure d'empocher un trophée Jules Rimet de la catégorie.
En 2015, il existerait donc une mode pour les "sextapes", soit publiées avec consentement sur une page internet, ou bien dissimulées et pour lesquelles on vous ferait chanter. Il semble que ce second exemple soit à l'origine de la mésaventure du footballeur Mathieu Valbuena. Benzema, Valbuena, au centre de l'actualité, si bien que l'aspect sportif (au sens littéral et footballistique du terme) est passé au second plan. Mais après tout, pourquoi la morale viendrait s'impliquer dans de telles histoires ?
Jacquie et Michel, dans la bouche de certains, est même devenu une référence culturelle. Au fond, le mieux reste d'en rire. Si ce sujet, superficiel et léger, prédomine dans l'actualité, c'est en fin de compte plutôt bon signe, parce qu'il n'y a pas de catastrophe à déplorer. En revanche, un exploit tauromachique tel celui d'Alberto López Simón au mois d'octobre à Madrid, n'aura même pas le droit à 15 secondes d'un JT de 20 heures de ce côté des Pyrénées. En termes de courage et de sincérité, c'est pourtant autre chose ! Mais on préfère ignorer la tauromachie et la passer sous silence, sauf quand elle est touchée par des drames ou que ses opposants tentent de faire du bruit. Signes du temps.

Florent

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