samedi 31 janvier 2015

Souvenirs d'Ajalvir

La première corrida de l'année 2015 en Europe a eu lieu cet après-midi à Ajalvir. Il y avait au cartel deux matadors (David Luguillano ; qui commence à avoir des cheveux blancs, et Morenito de Aranda) et un rejoneador (Iván Magro), face à des cornus de Saboya, Monteviejo et Urcola.
Ajalvir, et ce souvenir de l'année 2009... La veille, nous étions allés chez Raso de Portillo, près de Valladolid, découvrir cette ganadería dont l'histoire est fabuleuse.
Le 31 janvier 2009 à Ajalvir, il y avait une corrida de Rocío de la Cámara (autre fer qui possède une belle histoire) pour Javier Rodríguez, Sánchez Vara et Torres Jerez. Les "Rocíos" n'avaient malheureusement rien à voir avec leur réputation passée. Six toros diversement présentés, sans allant à la pique, sans forces, et sans étincelles non plus. Sept oreilles, devant des gradins aux trois quarts dégarnis, et un froid qui aurait pu faire penser à une corrida dans la banlieue d'Helsinki.
Mais Ajalvir est située en périphérie de Madrid. Au Nord-Est de la capitale, peu après l'aéroport de Barajas, se dresse cette arène portative qui chaque année est la première à célébrer des corridas. Pour la forme surtout, car au fond, il n'y avait ce jour-là pas grand chose à se mettre sous la dent.
L'alguazil, frigorifié, portait même un survêtement au moment de faire le paseo !
Le lendemain, dimanche 1er février, une tempête de neige s'abattant sur la Castille avait conduit à l'annulation de la seconde corrida. Sur la route du retour, coupée par un ouragan blanc, on entendait à la radio l'exploit de l'équipe de France de hand, qui ce jour-là avait été championne du monde pour la troisième fois, en Croatie, contre la Croatie ! Six ans plus tard, ce sera encore une finale, avec la curieuse équipe du Qatar... Et il y a toujours des corridas à Ajalvir.

Florent

jeudi 29 janvier 2015

Multado 280

San Cristóbal, Venezuela. Mardi 27 janvier, novillada avec picadors.
La majorité des novillos d'El Palmar de la Sierra est refusée par les vétérinaires avant la course.
Parmi les rescapés, il reste "Multado", le deuxième, destiné au novillero madrilène Gonzalo Caballero, qui n'a jamais dû affronter un adversaire de ce genre...
280 n'est pas le numéro de ce novillo, ce n'est pas non plus un menu de Mac Donald's, mais bien le poids de ce fameux "Multado".
"Multado", qui en traduction littérale signifie : "celui qui s'est pris une amende"...


Florent

Janvier 2015 : Le mois du bonheur et de la gaieté

Depuis le début de cette nouvelle année, je me suis mis à inscrire sur une feuille de papier des faits relatés dans les journaux, à la télévision, à la radio et ailleurs... L'avantage de l'écriture sur papier, c'est qu'elle est plus sûre et pérenne que celle d'une machine informatique.
Tous ces faits n'ont pas systématiquement un lien entre eux. Loin de là, parfois le lien est inexistant. 
Et d'ailleurs, la liste qui va suivre n'est pas exhaustive. 
J'en viendrais simplement à la conclusion suivante : l'humanité a peut-être évoqué trop tôt le concept de "modernité". Et il serait bon, parfois, de faire abstraction de l'actualité...

Le 1er janvier : Secrètement, comme chaque année, sans même le dire à voix haute, on pense à ce que pourrait être la "Paix dans le Monde". Mais, de nombreux territoires en guerre, au Moyen-Orient ou ailleurs, avec des luttes armées, empêchent ce vœu qui serait magnifique s'il était exaucé. 
Le 3, au Nigeria, le groupe armé Boko Haram continue son équipée sanglante. Dans les médias occidentaux, on arrondit à 2.000 le nombre de morts au cours de ces exactions. 2.000, dans l'anonymat, mais le nombre est certainement beaucoup plus élevé... 
Le mercredi 7, au numéro 10 de la rue Nicolas Appert, à Paris, dans le XIème arrondissement, deux individus pénètrent dans les locaux du journal Charlie Hebdo. Journalistes, dessinateurs, forces de l'ordre, employés d'entreprises de nettoyage, il y a au total douze morts et une dizaine de blessés graves. 
Charlie Hebdo devient un symbole en France, en étant victime directe d'un attentat. Le mobile de la tuerie, simplement des idées. Pourtant, jamais personne n'avait été obligé de lire ce journal et son contenu. Au XXIème siècle, Charlie Hebdo est historiquement relié à cette tuerie. Au XXème siècle, Charlie Hebdo avait déjà été un symbole, dans un contexte bien moins sanglant, puisqu'il avait été censuré en novembre 1970, alors qu'il portait le nom de "Hara-Kiri" sous l'égide du professeur Choron.
Toujours le 7, à Sanaa, au Yémen, un attentat à la bombe fait 37 morts et une soixantaine de blessés devant l'Académie de police. Dans le même pays, un autre attentat avait fait près de 50 morts le 31 décembre.
Le 8, en région parisienne, une jeune policière municipale est abattue dans le dos à Montrouge, et un joggeur est grièvement blessé par balle à Fontenay-aux-Roses. 
Le 8, le journal satirique Le Canard Enchaîné reçoit une lettre anonyme avec inscrit "C'est votre tour, vous serez découpés à la hache".
Le 9, les deux responsables de l'attentat de Charlie Hebdo sont appréhendés à Dammartin-en-Goële, et meurent au cours de l'assaut. A la porte de Vincennes, dans l'épicerie Hypercacher, le responsable des faits du 8 janvier à Montrouge et Fontenay-aux-Roses est abattu par les forces de l'ordre. Il aura laissé, dans le magasin, quatre autres victimes derrière lui. Durant cette prise d'otages, des personnes retenues à l'intérieur du magasin sont mises en danger par l'imprudence et l'inconscience de médias qui, en direct, annoncent que des dizaines d'otages sont réfugiés au sous-sol de l'épicerie. Heureusement sans conséquences...
Les 10 et 11, déjà, les théories du complot les plus fumeuses fusent de tous les côtés sur Internet. 
Le 13, l'attaque d'un bus dans l'Est de l'Ukraine fait quinze morts. 
Toujours le 13, à Marseille, un adolescent de 16 ans est battu à mort à l'entrée de son lycée pour des raisons ridicules. 
Le 14, le Pape, qui doit être un vecteur de paix en toutes circonstances, déclare que si quelqu'un venait à insulter sa mère, il lui "mettrait son poing dans la gueule". Venant d'une personne lambda, pourquoi pas, mais venant d'une autorité religieuse aussi importante, c'est autre chose...
Le 14, à Marseille, un jeune homme de 25 ans est tué d'une balle en pleine tête, sur fond de règlement de compte et de trafic de drogue. 
Le 15, en France, on s'aperçoit que la consommation d'anxiolytiques a augmenté de 25% en une semaine. 
Le 17, au Niger, on compte déjà plus d'une dizaine de morts dans des manifestations opposées au journal Charlie Hebdo et à son numéro spécial au grand tirage. 
Le 18, au Moyen-Orient, un avion s'écrase. 24 morts. Aucun survivant. 
Le 20 janvier, attentat dans un hôpital géré par Médecins Sans Frontières au Soudan.
Le 26, à Albacete, en Espagne, un accident d'avion fait onze morts, dont neuf français, sur une base aérienne. 
Le 27, la Cour Suprême des États-Unis permet l'exécution d'un handicapé mental dans une prison de l'État de Géorgie.
Le 27, la commémoration des soixante-dix ans de la libération du camp de concentration d'Auschwitz nous rappelle l'horreur du passé...
A l'heure où j'écris, nous ne sommes que le 29 janvier.

Et l'on finit par se souvenir de la phrase de Pierre Desproges au début de l'année 1986, qui disait "Après les enquêtes scientifiques les plus poussées, les sociologues sont parvenus à cette incroyable conclusion : si les hommes font moins de conneries en février, c'est parce qu'ils n'ont que 28 jours".


Florent

mardi 27 janvier 2015

Revenir (Rétro 2014)

A chaque nouvelle époque, des barrières et des clichés disparaissent. Depuis quelques années, on remarque que les toreros ont progressivement perdu l'image mystique et secrète d'autrefois. 
Finis les entraînements dans l'ombre et l'anonymat, et les habits de lumières précieusement conservés dans des armoires, sauf bien entendu les jours de courses. 
Bienvenue aux nouvelles générations. Les toreros et les novilleros se sont mis à Internet. On en retrouve beaucoup sur Facebook ou Twitter. Et forcément, cette image presque sacrée du torero a disparu, au profit de photos et de vidéos diffusées à peine quelques heures après des tentaderos ou des entraînements.  
Mais au fond, à bien y regarder, tout n'a pas forcément changé. 
Pour les novilleros, qui sont les plus jeunes à exercer dans l'arène, on prend souvent la métaphore de l'école. Car les novilladas, c'est un peu comme à l'école, les jeunes sont là pour apprendre. Sauf que les novilleros constituent la catégorie qui chaque année est la plus exposée aux blessures sérieuses ou graves. On entend moins parler de leurs blessures, car celles des matadors confirmés sont toujours les plus relayées dans l'information, mais elles sont en tout cas plus nombreuses. C'est une certitude. 
Dimanche 31 août, au Plumaçon, traditionnelle novillada des fêtes de Saint-Perdon. Les organisateurs de ce petit village landais célèbrent pour la sixième année d'affilée leur course à Mont-de-Marsan. Leurs arènes en bois, au début de l'été 2009, ont brûlé et ont été rayées de la carte communale. 
Il n'y a pas, ce 31 août, la même affluence qu'aux fêtes de la Madeleine du mois de juillet. Pas de difficultés pour se garer ou circuler à pied, pas d'agitation festive et bruyante. 
C'est une novillada-concours à l'affiche. Elle débute avec un novillo de Palha plutôt fade, se poursuit avec un Castillejo de Huebra imposant et sans charge, et prend un tournant incertain avec un Valdellán coriace et difficile. 
Mais c'est au quatrième novillo de l'après-midi que la course bascule dans l'effroi. En fin de faena face à l'exemplaire de Pedraza de Yeltes, José Garrido est envoyé dans les airs pour une voltereta vertigineuse. Il retombe lourdement, sur le sable, la tête la première, et l'on se demande comment a-t-il pu se relever. Qu'importe le choc, il reste en piste, groggy et complètement sonné, pour aller jusqu'au bout du combat.
Face au cinquième, de Sánchez Herrero, Alejandro Marcos (en rouge et or) est victime d'un accident encore plus effrayant. Il glisse, et son opposant, sans aucune pitié, le choppe au niveau de la jugulaire, mais l'épargne... Curieusement, c'est exactement au même endroit de la piste que le novillero Roberto Blanco avait été blessé au cou deux ans auparavant, face à un Baltasar Ibán. Marcos est porté de toute urgence à l'infirmerie, mais il revient également pour estoquer le Sánchez Herrero. 
Enfin, le landais Louis Husson se fait lui aussi cueillir par son second adversaire, de l'Astarac, un novillo très intéressant, encasté, qui a provoqué un tiers de piques spectaculaire, mais ne pardonne guère les erreurs. Pour Husson, l'accrochage est moins grave, mais tout aussi impressionnant. 
Après-midi de sueurs froides, où les trois novilleros, éprouvés physiquement, ont fini leurs combats sans chaquetillas. Garrido sera conduit à l'hôpital, Marcos passera pas mal de temps à l'infirmerie, et Husson décidera de ne pas sortir en triomphe, malgré les deux oreilles obtenues. 
Le point commun de ces trois novilleros aura été de revenir coûte que coûte, préférant aller jusqu'au bout de leurs moyens quitte à risquer les trois avis, plutôt que de se faire porter pâle à l'infirmerie. Et pourtant, ils auraient pu ne pas revenir en piste, puisque Garrido souffrait d'un fort traumatisme crânien, et Marcos d'une sérieuse griffure à la gorge. 
L'âge moyen de ces novilleros, de la nouvelle génération, est de vingt ans. Mais tout n'a pas changé. Le pundonor fait partie de ces valeurs qui ne se perdront pas. 
Les trois sont "revenus", et rien que pour ça, nous aurons envie de les revoir en 2015...

Florent

(Photo de Sophie Peysalle parue dans Semana Grande)

lundi 12 janvier 2015

1982



1982, une émission de Michel Polac intitulée "La mort de Charlie Hebdo". 
Sur le même plateau étaient invités l'équipe du journal, mais aussi Pierre Desproges, Serge Gainsbourg... etc. Un autre monde !
On remarque une parole libérée dans cette émission, un ton moins conformiste qu'à l'heure actuelle, et des opinions très variées sur un même plateau de télévision. Alors on ne dira pas "c'était mieux avant", mais ce serait bien aussi de revoir à l'heure actuelle une pluralité égale et davantage d'ouverture. Ce sera un combat à mener à l'avenir. 
Et dernier hasard, comme une coïncidence, on remarque que le professeur Choron, alma mater de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, est mort le 10 janvier 2005. Il y a tout juste dix ans.


Florent

jeudi 8 janvier 2015

2015 au teint livide

Au 1er janvier de chaque année, la tradition précipite chacun à adresser au plus vite ses vœux et ses pensées. Mais il y a certaines années, où comme par méfiance, on préfère attendre. Pas par paranoïa, mais peut-être un peu par superstition, car l'on ne sait jamais. Attendons plutôt le 10 ou le 15 de ce premier mois de l'année, et voir si le millésime a bien commencé. 
Mais tard dans la nuit du 7 au 8, le sommeil est difficile à trouver. Il y a, pour plusieurs générations, comme un sentiment de jamais vu. 
Comme un polar de troisième zone, une chose qui ne pourrait arriver que dans le scénario d'un mauvais film de série B. Pourtant l'orage est tombé, ici, en France, notre pays, que l'on pensait dorénavant en sécurité et à l'abri de ce genre de méfaits. Et il ne faut pas oublier qu'ailleurs dans le monde, en certains endroits, il existe chaque jour des horreurs du même genre. 
Ici, on a vu le ciel grisâtre se couvrir de tâches de sang. 
Il n'est pas question du bout du monde, mais de Paris. Une réalité insensée, au goût de carnage, à cinq-cents mètres à peine de la place des Vosges, là où a vécu Victor Hugo, précurseur pour son époque en matière de libertés. 
Ce qui s'est passé ce mercredi 7 janvier est choquant à plus d'un titre. Parce que le meurtre est répugnant et que personne n'a le droit d'éliminer une vie humaine, et de choisir la date et l'heure de l'exécution. Toute cette horreur avait de quoi rendre aphone, et il y avait encore plus de sang qu'au bar du Téléphone...
Et puis, cette douloureuse question de meurtres en grande quantité... La cause ? Simplement des opinions.
Il ne s'agit pas en outre d'une bombe ou d'un colis piégé qui auraient explosé et tué aléatoirement. Non, ce sont bien des armes, précisément pointées sur chacune des victimes, les unes après les autres. La volonté de tuer froidement, comme s'il s'agissait d'un acte banal, assimiler et normaliser ce comportement, comme un quidam qui irait simplement faire ses courses au supermarché.
Et enfin, la chose probablement la plus choquante, c'est qu'en 2015, on puisse assister en direct ou presque à un tel effroi. La mort en direct oui, relayée presque instantanément grâce aux avancées technologiques. Putain, on aurait quand même bien aimé en être épargné ne serait-ce que ce jour de janvier. Éviter d'être confrontés aux images de ce policier abattu, tandis qu'il était touché et allongé sur un trottoir. Il se trouvait là malheureusement sans échappatoire.   
On aimerait que l'écran s'éteigne et que l'on nous dise que tout cela est pure fiction. 
Hélas, l'impensable est arrivé. Il a touché des journalistes satiriques, qui parfois tentent de faire rire sur des sujets délicats. Ce fut déjà le cas il y a plus de quarante ans avec (le prédécesseur) Hara Kiri, la mort du général de Gaulle, et le célèbre "Bal tragique à Colombey". Mais les journalistes satiriques, peut-être même bien au-delà de leurs propres pensées, endossent le rôle du second degré et d'une actualité décalée, toujours avec le rire. Mais leur mort violente, à eux, ne nous fait absolument pas rire. Elle rend triste et pose énormément de questions. 
Avec le recul, ces personnes lâchement abattues passeront certainement à la postérité, pour le travail qu'elles ont accompli. On aurait tout de même préféré éviter un tel dénouement, même si nous nous souviendrons toujours de ce mercredi 7 janvier, le jour où elles sont toutes tombées. Leurs coeurs se sont soudain arrêtés de battre. Et orpheline de leur humour acide, 2015 aura définitivement un teint livide. 

Florent

dimanche 4 janvier 2015

Quand Frascuelo défie la science (Rétro 2014)


Carlos Escolar "Frascuelo" naît en 1948. Ce n'est pas la préhistoire, mais cela fait quand même un petit bout de temps.
Cette année-là, John Fitzgerald Kennedy a 31 ans et n'est pas encore président des États-Unis. La France vit sous l'éphémère IVème République. La Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier n'existe pas, pas plus que la Coupe d'Europe de football. 
La saison précédente, Manolete est mort à Linares. Francisco Cano fait déjà des photos de toros. 
En 1948, la temporada française comporte 24 corridas et 3 novilladas avec picadors. Il y a même une non piquée à Guingamp en Bretagne le dimanche 11 juillet ! 
1948, un autre siècle. 
La tauromachie est un assemblage d'énigmes. Et Frascuelo en est une à lui tout seul. Il a traversé les décennies sur le sable des arènes. Des évolutions dans son toreo, des graves coups de cornes, et globalement une carrière en dents de scie. 
Cela fait plusieurs années qu'il est considéré comme un vétéran de l'escalafón. En 2009 déjà, à l'âge d'un grand-père, lors d'une corrida de Coïmbra à Céret, un spectacteur l'interpelle et lui lance "El jubilado !" (le retraité). 
Mais cinq ans plus tard, vous allez voir ce que vous allez voir. 
L'énigme en 2014 était de savoir un torero de 66 ans annoncé lors d'une corrida à Céret. La considération d'âge n'est pas péjorative du tout, mais elle surprend. Qu'il est difficile d'imaginer un torero à ce stade-là, s'habiller de lumières ou même figurer dans un festival. Alors une corrida à Céret, c'est encore autre chose ! 
La course de Felipe Bartolomé est sérieusement présentée. Le hasard du tirage au sort attribue à Frascuelo les toros "Relámpago" et "Cartuchero". Lamelas hérite du démon du lot, "Clavero", qui porte sur son dos le numéro 1. 
De Frascuelo, on savoure sa présence et l'on s'attend peut-être à trois véroniques, deux trincheras et quelques détails. A la place, il nous offre une anthologie à la cape, deux faenas abouties dans un style devenu rareté, et une énigme encore plus grande.


Florent

(Image de David Cordero)