vendredi 1 avril 2016

José Tomás à Mugron

Ce n'est ni un poisson d'avril, ni l'image d'un sosie. Au regard fermé et un brin maléfique, dans un habit turquoise et or, José Tomás a bel et bien toréé à Mugron. Alors novillero, c'était le 17 avril 1995, en compagnie du rejoneador Pablo Hermoso de Mendoza (qui n'était pas encore une vedette), du français Luisito, et du cordouan Rubén Cano "El Pireo" (qui comme l'Olympiakos, doit son surnom au port du Pirée, à Athènes), face à des novillos d'Antonio Ordóñez. Ce cliché figurait la semaine dernière au sein d'une exposition affichée à Mugron, sous un chapiteau, et qui retraçait l'histoire des arènes.
Une expo fort intéressante, et qui faisait mesurer à quel point les longues destinées (de toreros ou de ganaderías) commencent avant tout dans les petites arènes. D'ailleurs, c'est également lors d'un week-end pascal, un matin de mars 1997, que Sébastien Castella porta pour la première fois l'habit de lumières... à Aignan.
Par ailleurs, on remarque que ce sont surtout les petites arènes du Sud-Ouest qui sont parvenues à pérenniser leur identité avec le temps, bien plus que celles du Sud-Est, et même s'il existe des exceptions. Le maintien de ces valeurs, qui passent par les novilladas avec ou sans picadors, est salutaire. Et l'aficionado qui s'empresse seulement aux portes des grandes arènes, en quête d'événements, ne devrait pas oublier que l'histoire débute en d'autres endroits, la plupart du temps dans de petites places.
Ces petites arènes sont souvent celles qui vivent les aléas de la vie associative, peuvent se retrouver pénalisées par la météo, ou faire la différence dans le budget grâce à la buvette. Elles dépendent surtout de leur seule course annuelle.
Toutes ces histoires-là, d'afición locale, qu'elles soient dans les mémoires, ou qu'elles figurent sur des panneaux d'expositions, ont leur importance.

Florent

2 commentaires:

  1. C'était le temps où il était torero et non businessman.
    Beñat

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  2. Je suis un fan de la tauromachie et l'année dernière j'eu l'occasion de passer l'été à El Puerto de Santa Maria et profiter là une corrida. Mais ce qui m'a impressionné était peut-être en mesure de visiter un troupeau de taureaux, des taureaux voient où ils vivent et savent tout sur votre processus de sélection est impressionnante et grâce à Bull Watch Cadiz

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