jeudi 26 janvier 2017

Curro à Béziers (Rétro 97)

En repassant l'historique complet de saisons lointaines, on tombe parfois sur des curiosités. Année 1997 : Curro Romero à Béziers !
Remarquez, il était déjà venu dans des arènes héraultaises par le passé : à Palavas. En 97, deux corridas en France pour lui : Nîmes à Pentecôte et Béziers en août.
Cela a quand même de quoi étonner le Pharaon à Béziers ! Parce que c'est une feria de l'été, et que le public ne vas pas forcément y chercher un toreo rare et parfumé.
Ce 15 août 1997, l'année de ses 64 ans, c'était la première (et dernière !) fois que Curro Romero foulait le sable des arènes du plateau de Valras.
La photo, à la fin du paseo, est parue dans la revue Barrera Sol. Elle est l'oeuvre d'Éric Catarina. Il est bien aussi d'évoquer Barrera Sol, revue de Régis Merchan, aujourd'hui disparue, mais qui avait largement sa place dans le panorama des revues taurines. Polémique, satirique aussi parfois, mais complète. Et au niveau photos, une large place offerte dans ces pages et qui permettait de découvrir des clichés qu'on ne voyait pas ailleurs ! En les rouvrant bien des années après, on peut retrouver dans les numéros de Barrera Sol des photos rares et précieuses, ainsi que des anecdotes.
Curro Romero est quant à lui venu à Béziers cette seule fois, le 15 août 1997. Trois ans avant l'annonce de sa retraite, à la radio, en octobre 2000, après avoir toréé un dernier festival dans les arènes de La Algaba (province de Séville), où des roues de charrettes font office de barrières autour de la moitié de la piste.
Les comptes-rendus de la corrida de Béziers racontent qu'il faisait chaud. Que les toros étaient de Javier Camuñas, un élevage qui deviendra ensuite Teófilo Segura puis Torreherberos. Curro Romero, quasiment 64 ans, est chef de lidia devant Enrique Ponce et le vénézuélien Leonardo Benítez. Ce dernier se distingue, et coupe trois oreilles. Leonardo Benítez sera ensuite connu comme faisant partie des toreros-fumeurs de cigares en callejón.
Curro Romero, attraction principale de cette course, n'a pas été en proie à l'inspiration. Les toros étaient d'assez modeste présence, et le Pharaon, à peine entré en piste, dut subir les engueulades et quolibets du public biterrois. Silence et grande bronca. Circulez. De celles qui ont fait la légende de l'éternel Curro.

Florent

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