lundi 16 janvier 2017

Rétro 97

Une petite série d'hiver, qui s'appellera Rétro 97. Sans rien d'exhaustif, et qui n'a pas pour vocation d'être vingt ans plus tard un palmarès de cette saison-là. Seulement des choses en vrac, des toros, des toreros, des arènes, des portraits, des histoires oubliées aussi. Un peu de tout, mais pas seulement de la nostalgie, loin de là, sinon ce serait chiant. Et puis, il y a bien des histoires qui ont trouvé un prolongement aujourd'hui.
Chaque aficionado a toujours un souvenir précieux de ses premières corridas, qu'importe son âge. D'autres dates – correspondant souvent à de grandes corridas – ont de quoi marquer davantage, mais ce qui vient au début, cela a toujours une place particulière. Un peu comme un torero qui saura toujours et comme personne restituer son alternative sur un calendrier.
Le témoignage d'un aficionado est toujours différent d'un autre. Si les supporters d'une même équipe assistent souvent aux mêmes matchs, les aficionados eux ont beaucoup plus de divergences. Ils sont rarement à chaque fois au même endroit.
Rétro 97, un regard d'enfant, naïf certainement, sur le monde de la corrida, cet univers à part. Cet univers qui essuie par ailleurs souvent des critiques véhémentes, et dont on dit qu'il est un risque pour l'enfant qui s'y intéresse. Nous sommes pourtant de très nombreuses preuves vivantes du contraire.
En 1997 donc, dans les arènes, il y a eu des choses bien, et du médiocre aussi, comme chaque saison depuis. Difficile de dire si c'était mieux avant ou non. Peut-être y avait-il davantage de variété à cette époque-là que dorénavant. Pour le reste, c'est à l'appréciation de chacun.
Dans cette série qui va suivre, il y aura donc un peu de tout. Des courses que j'ai vues, ou des trucs que j'ai appris bien des années plus tard. Tous sous le signe de la saison 97. Ma première.
Et j'aime bien cette photo, prise par mon père, ce tour de piste d'El Tato aux arènes de Bayonne. C'était une corrida pour les fêtes de la ville, le 10 août 1997, avec plein de tenues rouges et blanches sur les gradins. El Tato avait coupé quatre oreilles face aux toros de Loreto Charro (origine Atanasio Fernández). Un triomphe, une ambiance festive, et plein de détails, comme sur cette image... car la tauromachie est un monde de couleurs.

Florent   

1 commentaire:

  1. Florent Moreau, Florent morose? Amitiés. Patrick Sabatier 13300

    RépondreSupprimer