dimanche 14 janvier 2018

Arles 2018

Il y aurait beaucoup de choses à dire à propos des affiches d'Arles 2018. Et la première, à l'instar des années précédentes, c'est qu'il est trop tôt en janvier pour annoncer d'ores et déjà des corridas de septembre. Cela exclut de fait toute révélation potentielle de la saison à venir, hormis par la voie de la substitution qui est là une bien mince consolation.
Concernant les toros, on note assez peu de variété dans les origines. Et par rapport aux toros français, si l'on remarque bien entendu une novillada avec six élevages différents à Pâques, on relève aussi que la dernière corrida complète d'un élevage français dans les arènes d'Arles, c'était en 2015. Il y a déjà trois ans. Et c'est dommageable quand on sait qu'Arles est la commune française qui abrite, de loin, le plus d'élevages de toros. Yonnet et tant d'autres.
En véritables nouveautés, en fait, on ne recense que les affiches de la novillada piquée et de la corrida de Baltasar Ibán.
On se doute, par ailleurs, qu'il est difficile de conjuguer les tâches de torero et d'organisateur, ce qui est le cas de Juan Bautista à Arles. Sur les cinq corridas de la saison arlésienne, il y sera deux fois. Mais, approchant les vingt ans d'alternative, ce matador a-t-il l'intérêt et la nécessité pour sa carrière d'occuper deux postes dans une programmation aussi réduite ?
Enfin, une chose qui pourrait sembler anecdotique mais qui ne l'est pas. Sur l'affiche officielle de la feria, celle avec le minotaure en habit de lumières, apparaît écrit en petits caractères, sur une ligne une seule : novillada sans picadors organisée par l'école taurine d'Arles le 31 mars.
Une affiche propre à cette novillada a semble-t-il été éditée, tout en occupant sur l'affiche officielle une place minuscule. Une non piquée réduite au rang de spectacle mineur.
C'est pourant la novillada des trente ans de l'école taurine d'Arles. Une institution qui a connu des réussites et des échecs, mais avec surtout, le mérite d'avoir fait rêver des jeunes de lumières et d'avenir, en contribuant beaucoup à la vie de la tauromachie à Arles.
Des jeunes dont beaucoup ont grandi. Certains ont perdu toute illusion et ont arrêté, tandis que d'autres sont encore dans l'arène. Si Andy Younès et Juan Leal participeront aux corridas d'Arles en cette année 2018, d'autres encore auraient mérité d'avoir, peut-être, une petite place sur cette affiche.
A coût égal, voire même inférieur, que l'on ne vienne pas affirmer que l'un d'entre eux attirerait moins de monde dans ses arènes qu'un torero comme El Fandi, par exemple.

Florent

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