lundi 8 janvier 2018

Parentis

C'est vrai qu'après tout, cela pourrait paraître anodin. Aujourd'hui, 8 janvier, dans Sud-Ouest, on peut lire un article d'Axel Frank, correspondant du journal dans le Nord du département des Landes, et qui écrit à propos des récents voeux du maire de Parentis-en-Born.
On y apprend que "Christian Ernandoréna a annoncé pour 2018, le lancement d'un projet de transformation des arènes en un lieu d'animation polyvalent, sur la base d'une couverture du bâtiment, qui conservera son cachet d'arènes traditionnelles".
On est étonné d'apprendre de telles nouvelles, mais après tout, s'il s'agit de la volonté des administrés qui sont les premiers concernés, on peut difficilement s'arroger la possibilité d'aller à l'encontre.
On prévoit, dans cet espace modernisé, hormis les tauromachies espagnoles et landaises, des concerts, spectacles, congrès, expositions, et aussi du sport.
Il faut souligner que la tauromachie n'est pas menacée à Parentis, et d'ailleurs pour 2018, la présence de lots d'Aguadulce et de Peñajara pour la feria de novilladas a été divulguée dernièrement.
Mais l'on parle tout de même d'un édifice quasiment centenaire, les arènes Roland Portalier, qui datent de 1927 !
Et ce serait, au final, une arène couverte de plus dans le panorama.
Couvrir une arène, comme on le voit ces derniers temps dans certaines villes d'Espagne, c'est souvent le premier pas pour supprimer les corridas. Dans combien de villes les arènes ont-elles été réhabilitées, couvertes, et n'abritent plus désormais de courses de toros ? Ce n'est bien évidemment pas le cas de Parentis, mais le thème pourrait être d'actualité si un jour venait à se présenter à une élection municipale une liste hostile à la tauromachie.
Et puis, Parentis, c'est l'histoire taurine écrite par Jean-Pierre Fabaron, qu'il avait intitulée "La peur aux trousses". Une histoire passionnante, avec des novilladas épiques et mémorables, de cornes, de frissons, de trouille, de courage et de héros. Toutes à l'air libre, au grand soleil ou sous des cieux orageux.
Voir les arènes de Parentis avec une toiture, cela ferait tout de même un pincement au coeur. Et puis, penser en aficionado, c'est parfois aussi penser contre l'intérêt général.
Mais il n'empêche que les arènes de Parentis, sans la vue des platanes, du château d'eau, et de l'usine de charbon actif aux noirs rejets, ce ne serait plus vraiment Parentis.

Florent

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