lundi 17 septembre 2018

Septembre


Quand tu la regardes d'ici, l'agitation qui existe en Espagne au mois de septembre rend curieux et a de quoi surprendre. Ici, c'est la rentrée des classes, où après le 15 août, l'essentiel de la saison est déjà achevé. Il reste des ferias, certes, mais la saison se termine très vite et les affiches deviennent rares.
Là-bas, dans cette Espagne en fête, tu peux voir des toros toute la journée.
Sur les douze mois de l'année, s'il y en a bien un qui est le plus taurin, c'est celui de septembre.
Et s'il ne devait en rester qu'un seul, cela devrait être celui-là.
Le toro est plus abouti à cette saison, il a passé l'été, c'est là qu'il est le mieux en morphologie, et en comportement aussi. En septembre, les chances de voir de beaux lots de toros ou de novillos sont plus importantes.
Les courses sont très nombreuses, et la liste quotidienne de corridas et de novilladas est impressionnante.
Certes, à la sortie des arènes, la nuit est souvent tombée, mais cette sensation de saison qui bat son plein est fort agréable.
Septembre, aussi, c'est le mois des blessures. Ou bien les toreros sont plus relâchés face aux toros, et se retrouvent en proie au danger, ou bien ils ont tout à jouer, désirant abattre leurs toutes dernières cartes sur le sable.
Sables d'arènes anciennes, et de places de villages où l'on monte scrupuleusement chaque année à la même date un édifice démontable.
Il y a de tout. Cela va des ferias réputées aux courses anonymes. Corridas, novilladas, ou même capeas.
Sur la place principale de la ville ou du village se dresse une arène. Là où toi-même, si l'envie et surtout le courage te prennent, tu peux également aller défier la corne assassine d'un toro de cinq, six ans ou plus. Avec une muleta, une cape, ou bien sans rien dans les mains.
Septembre, avec la profusion de courses, est propice aux découvertes.
Avec l'impression de générations soudées, jeunes et anciens, dans cette fête populaire. A des endroits très différents, géographiquement ou culturellement, mais toujours dans la même Espagne. Enlever cette fête et ces toros semble impensable tellement la chose est ancrée. Sans cela, l'Espagne aurait perdu son visage. Et en voyant tout cet engouement, il paraît difficile qu'un jour tout cela disparaisse...


Florent

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