samedi 5 janvier 2019

La Bélugue

Au printemps dernier, au Mas de la Bélugue, l'exposition sur les 150 ans d'histoire de la ganadería Yonnet était toujours visible. Elle avait été érigée en 2009 par Laurent Giner, dernier président de l'ANDA (Association Nationale des Aficionados), pour retracer le siècle et demi de toros au nom de Yonnet. Un sacré travail, avec plein de documents intéressants, des affiches inédites, et aussi des têtes de toros célèbres de la maison.
Il faut remonter à 1859 et à Joseph Yonnet en ce qui concerne la création de l'élevage. Une date quasiment aussi ancienne que celle de la toute première corrida célébrée en France, en 1853.
Yonnet, dans le monde de la tauromachie française, c'est plus qu'un symbole. Et puis, il y a l'emplacement géographique de la ganadería, le Mas de la Bélugue, tout au bout de la Camargue, avec la proximité des étangs et de la Méditerranée. Et aux portes du village de Salin-de-Giraud, à l'architecture si particulière, et dont les briques font penser à celles du Nord de la France.
L'expo, qui est toujours en place, remonte donc à 2009. Une année où pour la famille Yonnet, il y avait notamment eu une corrida complète à Lunel. Et aussi un magnifique toro pour la corrida-concours d'Arles, "Blanquet", de pelage blanc, qui avait été offensif, âpre et passionnant.
Dix ans après, s'il y a encore des toros à La Bélugue, Hubert Yonnet, le maître des lieux, s'en est allé entre temps, et a été célébré dans la plus grande tradition camarguaise.
En tant que ganadero, il fut le premier français à prendre l'ancienneté à Madrid, en 1991, et à se présenter dans de grandes arènes d'Espagne.
Dans les prés de la Bélugue, au printemps dernier, attendait un sérieux lot de toros, de belle présence, à destination des arènes d'Alès. Mais à cause des intempéries, il ne fut jamais combattu.
Actuellement, c'est Charlotte Yonnet, la petite-fille d'Hubert, qui assume le lourd héritage, et mène l'élevage et deux fers différents (Hubert Yonnet et Héritiers de Christophe Yonnet), avec comme mayoral David Fournier.
Cette année, ce sont les 160 ans d'histoire de l'élevage. Espérons que certaines arènes sauront la fêter et l'entretenir. En souhaitant voir encore longtemps des toros de Yonnet franchir des portes de torils.


Florent








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