vendredi 5 juillet 2019

Passionarito, numéro 319


Dimanche dernier est sortie sur la piste de Boujan-sur-Libron l'une des novilladas les mieux présentées que l'on ait pu voir en France ces dernières années, avec le fer portugais de Veiga Teixeira.  
Des novillos finement armés, et avec beaucoup de trapío, ce qui n'a rien à voir avec le poids et le volume. Des novillos musculeux, et dans le type de leur origine. Beaucoup d'entre eux ont été justement ovationnés au moment où ils apparurent sur le sable.
En comportements, tous eurent tendance à s'éteindre au fil des combats, avec toutefois de vraies possibilités chez le 1, le 4 et le 6.
Il est rare de nos jours de voir annoncés pour une corrida ou une novillada à pied des cornus de Veiga Teixeira. Tous ou presque sortent au Portugal pour les "touradas", où se succèdent rejoneadors et forcados.
Veiga Teixeira, c'est se souvenir d'une corrida d'extraordinaire présentation en 2012 à Orthez. Digne de Madrid et de toutes les plus grandes plazas.
En chef de lidia, il y avait ce jour-là Fernando Robleño, qui sans le savoir était en train de vivre sûrement la semaine la plus folle de sa carrière. Seul contre six toros de José Escolar Gil le dimanche 15 juillet à Céret, corrida de Veiga Texeira le samedi 21 à Orthez, et corrida de José Escolar Gil (et le combat face au fameux "Canario") le dimanche 22 à Mont-de-Marsan.
A Orthez, en première position, le toro "Passionarito", numéro 319, de pelage castaño, de Veiga Teixeira, avait mis près de dix minutes pour sortir du toril. Une fois dans l'arène, ce fut un toro d'une combativité remarquable. Encasté, puissant, sauvage et rugueux. Cinq piques, un grand combat, et une énorme ovation à l'arrastre. L'inoubliable souvenir de ce toro.

Florent

(Image d'archives de Campos y Ruedos : "Passionarito", numéro 319 de Veiga Teixeira, le 21 juillet 2012 à Orthez)

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