vendredi 1 novembre 2019

Arganda del Rey


La ville d'Arganda del Rey, dans la région de Madrid, n'a pas été épargnée par le mauvais sort cette année. Deux inondations en trois semaines. La première avant la feria, le 26 août, et la seconde le 15 septembre, mettant hélas fin prématurément aux festivités.
Cela donnait envie de revenir à Arganda cette année, parce que l'identité de l'arène montée sur la place principale de la ville, la Plaza de la Constitución, est très forte. Du cachet, beaucoup de cachet dans ce décor. Sans équivalent chez nous. En France, les carcans des normes de sécurité empêcheraient le fonctionnement d'une arène de ce genre.
La feria d'Arganda se déroule toujours début septembre, pour les fêtes de la Virgen de la Soledad (la Vierge de la Solitude). C'était cette année la 32ème édition de la feria de novilladas.
Les novilladas d'Arganda s'étendent sur neuf jours, mais elles sont éparpillées. Le modèle actuel de la feria est le suivant : cinq novilladas piquées le lundi, mardi, mercredi, vendredi, puis le lundi suivant. Un concours de recortadores le jeudi de la feria. Et le mardi en clôture, une novillada sans picadors. Il n'y a rien en revanche les samedi et dimanche.
Ce qui frappe à Arganda, ce sont les prix populaires pour voir des toros. Pour 10 euros, vous aurez une entrée générale debout derrière les grilles pour assister à une novillada piquée, ou 6 euros si vous avez moins de trente ans ! Pour être sur les gradins, il y a des places à moins de 15 euros.
Pour tout le reste, hormis le concours de recortadores qui affiche toujours le "no hay billetes" et dont les places s'arrachent, l'entrée est gratuite.
Et il est vrai que les capeas du matin et du soir attirent également énormément de monde.
Arganda est proche de Madrid. En voiture, avec l'autoroute A3, qui relie Madrid à Valencia.
Et en transports, car Arganda est située au terminus de la ligne 9 du métro madrilène, l'autre extrémité étant la station Paco de Lucía, au Nord de la capitale.
Le choix des élevages fait preuve de variété. L'an dernier, on avait notamment pu apprécier la présence d'un lot de Dolores Aguirre. Cette année, les cinq novilladas piquées provenaient des élevages de Toros de Tenorio, Torrestrella, Victorino Martín, Juan Pedro Domecq et Espartaco (novillada annulée). Pour les autres encierros et les capeas, les toros provenaient comme toujours de ganaderías différentes.
Par ailleurs, il y a deux parcours d'encierros à Arganda del Rey. En début de feria, le parcours est monté Calle San Juan pour les trois premiers jours d'encierros. Et Calle Real pour la seconde moitié de la feria, et les trois derniers jours encierros.
Il y a chaque jour deux encierros. Le premier à 9 heures avec les novillos à combattre l'après-midi, et le second dans la foulée avec les toros destinés aux capeas.
Sur la piste rectangulaire, beaucoup de monde se réunit jusqu'à ce qu'au micro l'on annonce l'ouverture des portes du toril, situé côté mairie.
Lors de la capea du matin, on fait sortir deux toros. Et pour la capea du soir, après la novillada, on fait d'abord sortir le novillo de réserve puis ensuite deux autres toros.
Alternent alors recortadores, maletillas ou anonymes venus avec capes et muletas.
Il est de tradition à Arganda del Rey de faire sortir en capea le novillo de réserve de l'après-midi. Et de ce fait, le mouchoir vert sort peu fréquemment, afin de donner à la capea le bénéfice d'un toro supplémentaire.
Cette année, le vendredi 13 septembre, après la novillada, il y avait beaucoup plus de muletas que d'habitude afin de s'offrir le luxe d'affronter le sobrero de Juan Pedro Domecq !
Il faut dire que le reste du temps, les toros de capeas sont des mastodontes provenant souvent d'élevages méconnus.
Entre encierros, capeas et novilladas, il y a toujours quelque chose à voir à Arganda.

Florent

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