dimanche 5 janvier 2020

Et l'on continuera à aller voir des toros

Il faut se méfier des modes et de certains courants de pensée qui tentent de tout balayer et de s'imposer comme des évidences. Notamment l'animalisme, concept autoproclamé et prétentieux, qui méconnaît complètement le monde des toros. Tout comme il semble également méconnaître l'humain. Parce que sa place dans la sphère publique relègue dangereusement les maux et les souffrances des hommes, comme si cela n'était pas important.
Le monde des toros, lui, survit aux modes. Ancré dans le temps et dans l'espace. Chaque lieu taurin, arène, élevage, est comme un port d'attache.
Dans cette passion des toros il y a tant de sentiments inexplicables. À la fin de l'été dernier, à Burriana, dans la province de Castellón, défilait le toro le plus cher jamais acheté pour un lâcher dans la rue, ce que l'on appelle "Bous al carrer" en valencien. "Nubarrón", le numéro 10, un toro de Partido de Resina, porteur du mythique fer de Pablo Romero. Un toro avec du coffre et des armures sans fin. On dit qu'à peu près 40.000 personnes se sont empressées le 14 septembre dans les rues de Burriana, juste pour le voir !
"Nubarrón", venu d'Andalousie, d'une finca basée sur le territoire de la commune de Villamanrique de la Condesa, tout près du sublime sanctuaire du Rocío. Là-bas, au bord de la route, on aperçoit les silhouettes grises et noires des toros de cette fameuse devise.
Les toros, qui attirent et fascinent toujours. Aussi bien dans l'arène que dans la rue. Et il ne faut pas négliger les passerelles entre les diverses formes de tauromachie, elles qui sont au fond toutes reliées. Il ne faut pas l'oublier au moment où commence cette nouvelle année.
Et ces toros, on retrouvera toujours des hommes courageux pour aller les défier et les affronter. Des hommes qui iront sans cesse au-delà de leurs limites. La force de cette passion est une infinie note d'espoir.



Florent

Aucun commentaire:

Publier un commentaire