mercredi 25 mars 2020

Mijas

Dans une interview un jour, Antonio José Galán avait déclaré que sur environ 200 estocades sans muleta, il n'avait été blessé que quatre fois. Torero épique et héroïque, que l'on surnommait "El loco Galán". Le fou !
Sa disparition prématurée, à l'été 2001, avait ému toute la planète taurine. Un accident de la route dans la province de Burgos alors qu'il revenait de Dax et de Bayonne, où son fils David venait de toréer en non piquée. Ce fatidique 12 août 2001, lors de la matinale de Bayonne, un novillero sans picadors du nom de Manuel Escribano – qui plus tard verra sa carrière lancée pour de bon –, avait dédié son adversaire à Galán. Un dernier brindis, sans le savoir.
Parmi ses refuges, Antonio José Galán avait été propriétaire des petites arènes de Mijas, près de Málaga. D'ailleurs, aujourd'hui encore, l'arrière-salle comporte de nombreuses évocations du torero, et rappelle qui il fut.
C'est une arène de village située dans une véritable station balnéaire, 80.000 habitants, et une forte communauté britannique.
Les arènes, qui datent de 1900, sont perchées dans la partie ancienne de la commune, elles comportent deux tribunes qui se font face, et sont fort curieuses.
Une plaza de toros miniature, avec toutes les dépendances d'une grande : patio de caballos, chiqueros, corrales, desolladero, patio de cuadrillas, infirmerie, chapelle...
Cela fait quelques années qu'il n'y a plus eu de courses dans cette enceinte qui pourtant accueillait récemment des festivals et des novilladas sans picadors toute l'année, de janvier à décembre !
Là-bas, la tauromachie faisait partie de l'offre touristique.
Comme à domicile, Franck Evans "El Inglés" y toréa de nombreuses fois. Pour l'annoncer lors d'un festival en 2013, un drapeau de la Grande-Bretagne apparaissait même en second plan sur l'affiche.

Florent







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