mardi 3 mars 2020

Puebla de Sancho Pérez

Il arrive parfois de découvrir une arène un jour où hélas il n'y a pas de course à l'affiche. Néanmoins, les détails à déceler sont nombreux.
On observe le lieu, on imagine comment il serait un jour de toros, et quel endroit on choisirait pour prendre place sur les gradins.
Un plaisir, surtout par une journée de printemps si chaude et ensoleillée qu'on la croirait déjà estivale.
Il y a tant de choses à voir sur la route qui relie la France à l'Andalousie. Pays Basque, Castille-y-León, et Extrémadure.
Des couleurs vives, et une luminosité qui éclate sur la pierre des édifices.
L'une des dernières étapes avant d'entrer en Andalousie, c'est la province de Badajoz, et elle mérite à elle seule le détour, que l'on s'y attarde. Y passer un long moment, apprécier ses splendides paysages.
A quelques kilomètres à peine de Zafra, où est toujours célébrée une feria début octobre, demeure l'une des plus vieilles arènes d'Espagne. Pas la plus connue certes, mais l'une des plus anciennes.
Il faut dire que les arènes historiques ont des destins variés. Certaines sont d'incontournables lieux touristiques, assiégés en période estivale, et où il faut payer un droit d'accès pour la visite, tandis que d'autres ont une notoriété moindre et vivent dans un quasi anonymat.
Dans le calme de la ruralité, les arènes de Puebla de Sancho Pérez sont situées à l'extérieur du village. Ce sont les arènes de l'ermitage de Nuestra Señora de Belén, rectangulaires, d'une capacité de 2.000 places, et qui datent du XVIIIème siècle. A ce jour, elles ont accueilli leur dernière novillada piquée en 2015, pour les fêtes de San Isidro.
Pour y accéder, il faut emprunter un petit chemin partant du centre du village. Parmi les curiosités de ce dernier, on retrouve une rue au nom du matador Alejandro Talavante, qui a des attaches à Puebla de Sancho Pérez. La plaza de toros, quant à elle, adossée au monument religieux, possède un cachet incomparable.

Florent







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